Bordeaux : Une patrouille de police prise à partie aux Aubiers

FAITS DIVERS Dimanche soir, un groupe de policiers a été harcelé par une bande d'une vingtaine de personnes et a dû faire usage de gaz lacrymogène

20 Minutes avec AFP
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Le quartier des Aubiers à Bordeaux, le 23 octobre 2014
Le quartier des Aubiers à Bordeaux, le 23 octobre 2014 — M.BOSREDON
  • Dimanche soir, des policiers ont reçu des jets de divers projectiles lors d’une patrouille dans le quartier.
  • Ils estiment que ce genre de prises à partie devient de plus en plus fréquentes à Bordeaux.
  • Des renforts et l’usage de gaz lacrymogène ont été nécessaires selon les forces de l’ordre.

La police n’a pas été bien reçue dans le quartier des Aubiers à Bordeaux. Une patrouille a été violemment prise à partie dimanche soir dans ce quartier sensible de la ville, a-t-on appris lundi de source policière. Vers 19h45, une voiture de police qui patrouillait dans ce quartier a vu « sa lunette arrière brisée », par un jet de projectile, a relaté cette source.

« Usage de gaz lacrymogène »

« Nous avions à faire face à une vingtaine-trentaine de personnes qui ont commencé à harceler les forces de l’ordre avec des jets de projectiles, des tirs de mortiers d’artifice, des objets lancés depuis les coursives d’immeubles, notamment des caddies », a-t-elle précisé. « Des effectifs ont été engagés en renfort, avec l’intervention de 25 à 30 policiers, pour rétablir le calme », en faisant notamment usage de gaz lacrymogènes.

Les incidents ont duré « un peu plus d’une heure, une personne a été interpellée en possession d’une matraque télescopique et placée en garde à vue », selon la même source précisant que ces agressions se sont multipliées récemment.

« C’est devenu un jeu à Bordeaux de casser du flic »

« Nous avons déjà eu trois évènements de ce type dans d’autres quartiers sensibles de l’agglomération bordelaise : l’un jeudi dernier, et deux autres la semaine précédente, contre des patrouilles de la Bac (Brigade anticriminalité) », a-t-on indiqué de même source.

« C’est quasiment tous les week-ends : on s’en prend aux policiers, on s’en prend aux pompiers, c’est devenu un jeu à Bordeaux de casser du flic, de casser des pompiers », a réagi Eric Marrocq, secrétaire régional du syndicat Alliance, interrogé par l’AFP.

« Quand les policiers passent, ils dérangent des trafics en tous genres », a-t-il ajouté mettant en cause « des individus qui tapent sur les policiers pour faire perdurer le trafic de drogue ».

« On les connaît, ils ont déjà eu affaire à la police mais c’est très difficile de les interpeller au moment des violences urbaines. Ils sont très mobiles, souvent cagoulés et nous obligent à intervenir en nombre », a aussi déclaré ce responsable.

Selon Bruno Vincendon, secrétaire zonal adjoint du syndicat Alternative Police en Nouvelle Aquitaine, ces attaques, « se banalisent, c’est comme ça tous les deux, trois jours ». « Du moment que les policiers patrouillent simplement dans ces quartiers gangrenés par différents trafics, ils font l’objet de jets de projectiles, d’objets divers et variés », a-t-il déclaré sur France Bleu Gironde.