Bordeaux : Les soignants de réanimation en grève pour demander des effectifs

SANTE Ils se sont mobilisés ce mardi à Bordeaux pour demander des moyens supplémentaires

20 Minutes avec AFP

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Le personnel de réa demande davantage de moyens pour mener à bien ses missions.
Le personnel de réa demande davantage de moyens pour mener à bien ses missions. — Philippe LOPEZ / AFP
  • En réponse à un appel national à la grève plusieurs dizaines de soignants de réanimation se sont mobilisés ce mardi pour demander davantage de moyens.
  • Ils dénoncent une charge de travail croissante et un épuisement des équipes.

Plusieurs dizaines de personnes étaient réunies mardi matin à Bordeaux pour réclamer plus de moyens et de reconnaissance en réponse à l’appel à la grève dans les réanimations qui a mobilisé 110 services en France selon la CGT-Santé. « Héros d’un jour, larbins toujours » : environ 80 manifestants se sont rassemblés devant les locaux de l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine, qui avait baissé son rideau de fer pour l’occasion. La petite foule était composée en majorité de personnels soignants, vêtus de blouses bleues et portant dans le dos des slogans explicites, comme « patients intubés, soignants entubés ».

« On ne s’improvise pas soignant en réa »

A l’image de Marie-Pierre, aide-soignante en « réa » depuis huit ans au CHU de Bordeaux, ils souhaitent que leur spécialité « soit reconnue comme un vrai métier ». « On ne s’improvise pas soignant en réa », affirme-t-elle, « il faut beaucoup de temps pour se former et être efficace, environ un an, et on ne touche aucune prime de spécialité ».

Une difficulté parmi d’autres : « Il n’y a pas assez d’effectifs, le ratio patients soignants est trop élevé » et « la charge de travail a beaucoup augmenté ». D’autres soignants n’ont pas pu se joindre au rassemblement, car à l’hôpital les grévistes sont souvent assignés pour assurer la continuité des soins.

« Ceux qui sont présents ici sont en congés ou travailleront cette nuit, mais des personnels dans les services portent des brassards et des messages sur leurs blouses pour dire qu’ils sont quand même avec nous, en grève », a souligné Océane, elle aussi aide-soignante en « réa » au CHU de Bordeaux.

Des mobilisations étaient aussi annoncées dans la presse locale à Lyon, Rennes, Strasbourg, Montpellier, Rouen, Angers et Le Mans, entre autres. La CGT-Santé a recensé 70 préavis locaux et, au total, 110 services de réanimation ayant répondu à son appel national à une journée de grève.