La capitale girondine n'a pas vraiment la gay attitude

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Bordeaux ne serait pas une ville gay-friendly. Malgré une forte communauté homosexuelle - selon l'association Girofard, il y aurait 15 % de gays dans la population bordelaise, contre 10 % pour la moyenne nationale - la ville est 14e sur 33 au classement des villes gay-friendly, récemment publié par le magazine Têtu. Ce classement prend en compte la politique municipale, la lutte contre l'homophobie, les lieux de sociabilité, la dynamique associative et la vie culturelle.

Bordeaux décroche pourtant la palme pour les lieux de sociabilité puisqu'elle a la première place en terme de présence d'établissements (magasins, bars et restaurants) gay-friendly. Têtu estime même « qu'il n'est pas rare de voir de plus en plus de gays et de lesbiennes au grand jour dans le quartier très populaire et cosmopolite de Saint-Michel ». Donc, Saint-Michel serait gay-friendly ! Bonne note aussi pour la vie culturelle (7e place) évaluée sur le degré d'ouverture des institutions et des productions artistiques aux questions LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), la collaboration entre les associations et les lieux culturels et la présence des publications LGBT dans les bibliothèques. Il semble, par contre, que la politique d'Alain Juppé ne soit pas du goût des homosexuels bordelais, puisque la ville frôle la fin du palmarès avec la 27e place, pareil pour la lutte contre l'homophobie (23e place) et la dynamique associative (20e place). ■O. D.