Bordeaux : L'association Urban Runners veut « faire sortir du canapé » les coureurs débutants

BOL D'AIR Urban Runners organise des sessions qui mobilisent une centaine de personnes par semaine sur la métropole bordelaise

Elsa Provenzano

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Pendant la crise sanitaire, les groupes sont limités à six personnes.
Pendant la crise sanitaire, les groupes sont limités à six personnes. — Urban Runners
  • L’association bordelaise Urban Runners rencontre un franc succès, en particulier depuis la crise sanitaire.
  • Elle propose des sessions de course variées jalonnées d’espaces verts sur la métropole bordelaise.
  • Elle veut à la fois promouvoir le sport santé et développer le lien social, mis à mal par les restrictions sanitaires.

« Je ne suis pas une très grande motivée mais ils arrivent à me faire enfiler mes baskets​ », résume Constance, 34 ans, qui a découvert l'association Urban Runners il y a deux ans et participe toutes les semaines aux sessions de course à pied de niveau débutant. Alors qu’elle avoue se lasser au bout de dix minutes quand elle seule, elle court entre 45 minutes à une heure, accompagnée par l’association.

« On commence seul mais on s’ennuie vite, surtout quand on débute, confirme Cedric Barreau, secrétaire national de l’association Urban Runners France. On fait le même parcours et on se démotive au bout d’un moment. » Cette association bordelaise crée en mars 2015 et devenue nationale, propose des parcours variés aux participants pour entretenir leur motivation. Résultat : les sept bénévoles de l’association font courir une centaine de personnes par semaine sur la métropole bordelaise et l'association recrute de nouveaux animateurs pour faire face à la demande. Six ans après son lancement, elle est de plus en plus prisée des particuliers, en particulier depuis les restrictions liées à la lutte contre l’épidémie de Covid-19.

Les urbains ont des envies de nature

L’association ne demande pas d’adhésion et la participation aux sessions de course est gratuite. « On crée un événement sur Facebook. On y précise l’allure, la distance et on donne un aperçu du parcours mais sans donner le détail, pour qu’ils le découvrent avec nous », précise Cédric Barreau. Il organise lui-même des sessions et estime que c’est l’animateur qui se lasse en premier de passer par les mêmes endroits. « Des fois je vais courir tout seul et je trace des parcours en passant par le maximum de zones boisées, parce qu’en zones urbaines, les coureurs recherchent la nature, souligne-t-il. A Talence, j’avais proposé une session où l’on passait par 14 espaces verts différents. » Les sessions peuvent être thématiques et proposer de découvrir des graffitis, des monuments etc.

« On veut les sortir du canapé et les faire courir près de chez eux », résume le secrétaire national. Les débutant rechignent davantage à faire un peu de trajet pour courir alors que les plus confirmés, qui sont motivés par des enjeux de performance, sont prêts à faire davantage de kilomètres.

Pour rejoindre les sessions de course de l’association, la démarche est très simple. « Le coureur remplit un réglement de participation aux sessions et n’a pas besoin de certificat médical. C’est son assurance responsabilité civile qui joue en cas de problème », explique Cédric Barreau. Les restrictions successives liées à la lutte contre l’épidémie ont limité les interactions sociales et l’association se donne aussi pour rôle d’en recréer autour de l’activité sportive. « On rencontre des gens et on court de façon détendue, dans la bonne humeur », apprécie Constance.