Nouvelle-Aquitaine : Plus d’1,5 milliard sur dix ans pour relancer de «petites lignes» ferroviaires

TRANSPORTS Une convention entre l’Etat et la Région a été signée ce jeudi pour régénérer 21 lignes du réseau régional

20 Minutes avec AFP
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Trains TER de la région Nouvelle-Aquitaine, en garde de Bordeaux.
Trains TER de la région Nouvelle-Aquitaine, en garde de Bordeaux. — M.Bosredon/20Minutes
  • L’Etat et la Région ont signé jeudi une convention pour régénérer sur dix ans 21 lignes vieillissantes du réseau régional.
  • Plus d’1,5 milliard d’euros a été attribué à ce chantier d’ampleur.
  • Des expérimentations sur de nouveaux modes énergetiques, comme l’hydrogène, sont aussi envisagées à cette occasion.

Un second souffle pour les lignes ferrées secondaires en Nouvelle Aquitaine ? Une convention visant à régénérer et pérenniser 1.856 km de « petites lignes » ferroviaires en Nouvelle-Aquitaine, plus grande région de France en superficie, a été signée jeudi à Bordeaux entre la région et l’Etat, pour un investissement portant sur plus de 1,5 milliard d’euros sur dix ans.

Le protocole d’accord, signé par le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, la ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault et le président PS de Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset, porte sur 21 lignes de réseau régional ou « desserte fine », non-LGV, parmi lesquelles Périgueux-Brive, Libourne-Bergerac-Sarlat, Morcenx-Mont-de-Marsan, Niort-Saintes, Bayonne/Saint-Jean-Pied-de-Port notamment.

Certaines petites lignes ont 80 ans

Nombre de « petites lignes », subventionnées, « ne sont pas rentables en tant que telles, mais sont des lignes de service public », a estimé Jean-Baptiste Djebbari lors d’un point-presse, soulignant le besoin de « régénérer l’infrastructure et d’avoir à nouveau des rails, une plate-forme, une signalisation ferroviaire au niveau ». « Pour mémoire en France, le réseau a environ trente ans d’âge, c’est dix-sept ans en Allemagne. Et vous avez des petites lignes qui ont plus de 80 ans », a ajouté le ministre.

« Il y a un travail de régénération énorme à faire », dans « moins de dix ans », a pour sa part estimé Alain Rousset, regrettant que « les lignes ferroviaires ont été depuis plusieurs dizaines d’année les laissées-pour-compte. L’Etat, quelles que soient les majorités, s’est un peu défaussé sur la SNCF qu’on a beaucoup critiquée », a-t-il ajouté.

« Vers des TER plus légers »

Jean-Baptiste Djebbari a aussi rappelé l’objectif, en parallèle, d’une « nouvelle génération de TER qu’on veut moderniser vers des TER plus légers » transportant plus de personnes, et des tests de « nouveaux modes énergétiques », avec le train à hydrogène, « peut-être demain des navettes autonomes sur certains tronçons ».

Depuis février 2020, des protocoles d’accord similaires ont été conclus avec les régions Grand Est, Centre-Val-de-Loire, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Bourgogne-Franche-Comté. Leur principe est de pérenniser et dynamiser des lignes nécessitant des travaux sur les dix ans à venir, et de fixer les participations financières de chaque acteur, des prises en charge variant de 100 % par SNCF-réseau pour les lignes d’intérêt national à 100 % par les régions pour les lignes d’intérêt local ou régional.