Bordeaux : L’appli Witick veut permettre de valider son titre de transport, sans sortir le smartphone de sa poche

TECHNOLOGIE L’appli de paiement sur téléphone portable Witick, représente désormais entre 20 et 25 % des ventes de titres occasionnels sur le réseau de transport TBM

Mickaël Bosredon

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Transports en commun, tramway à Bordeaux
Transports en commun, tramway à Bordeaux — Mickaël Bosredon/20 Minutes
  • L’application Witick a été lancée en mai 2019 sur le réseau de transport de Bordeaux Métropole.
  • Créée par trois étudiants bordelais, elle vient de franchir la barre des 200.000 utilisateurs.
  • Après une levée de fonds d’1,3 million d’euros, elle espère se développer dans une dizaine de réseaux, et améliorer certaines fonctionnalités pour davantage de fluidité.

La dématérialisation des titres de transport, un enjeu sanitaire ? L’application mobile Witick, qui permet d’acheter et de valider un titre de transport en commun sur son smartphone, connaît en tout cas une accélération de sa progression, depuis la sortie du premier confinement.

A Bordeaux, l'appli Witick permet d'acheter ses titres de transport sur son téléphone portable
A Bordeaux, l'appli Witick permet d'acheter ses titres de transport sur son téléphone portable - 20Minutes

« Notre croissance s’est surtout accélérée à partir du mois de septembre dernier, puisque nous sommes en hausse d’environ + 15 % par mois, car les utilisateurs souhaitent moins se servir des distributeurs de titres, ou échanger de la monnaie avec le chauffeur » explique Romain Combe, l’un des fondateurs de cette start-up 100 % bordelaise.

« Limiter les encombrements de voyageurs dans les sas d’entrée du tram ou du bus »

Lancée en mai 2019 par trois étudiants de l’école bordelaise Epitech, Witick vient tout juste passer la barre des 200.000 utilisateurs sur le réseau de transports de Bordeaux Métropole, TBM. L’appli, disponible sur iOS et Android, représente désormais entre 20 et 25 % des ventes de titres occasionnels.

Après une levée de fonds d’1,3 million d’euros en début d’année, la start-up devrait doubler ses effectifs pour atteindre une dizaine de personnes d’ici la fin de l’année. Objectif : améliorer le produit. « On veut progresser sur la fluidité, poursuit Romain Combe, c’est-à-dire pouvoir être prélevé et valider son titre de transport sans sortir le téléphone de sa poche. L’intérêt pour le transporteur est de limiter les encombrements de voyageurs dans les sas d’entrée du tram ou du bus. Et nous voudrions surtout pouvoir intégrer les abonnements dans nos offres tarifaires. »

Technologie Bluetooth

Présent à Bordeaux grâce à un partenariat avec Keolis et Thalès, et sur un petit réseau de navettes maritimes pour se rendre sur l’île aux Moines en Bretagne, Witick espère se développer dans une dizaine de réseaux urbains cette année, comme Brive (Corrèze), et peut-être Limoges (Haute-Vienne) où des discussions sont en cours.

Witick est la seule start-up à avoir développé industriellement, une technologie de paiement en Bluetooth, quand les autres fonctionnent avec le NFC. « L’avantage du Bluetooth est que tous les téléphones sont compatibles, ce qui n’est pas forcément le cas de la technologie NFC », décrypte Romain Combe. Côté transporteur, l’intérêt est de savoir où l’usager monte, mais surtout où il descend, ce que la billétique traditionnelle ne permet pas pour le moment. « Cela lui permet de mieux connaître les flux de voyageurs », explique Romain Combe, qui précise que toutes les données sont anonymisées.

Witick se rémunère en touchant une commission à chaque paiement. La start-up a réalisé un chiffre d’affaires de 150.000 euros en 2020.