Les porteurs du projet Darwin lancent un ultimatum à la CUB

— 

« Si nous n'avons aucun engagement écrit d'ici à la fin février, nous serons obligés de délocaliser. » Les porteurs du projet Darwin, groupement d'entreprises et d'associations créatives, désespèrent d'investir un jour les friches de la caserne Niel, à La Bastide. « Le maire de Bordeaux et le président de la CUB nous soutiennent, mais aucun accord financier n'a été trouvé », déplore Philippe Barre, directeur du groupe Evolution, à l'initiative du projet. Alors qu'il souhaite racheter le foncier « à prix coûtant », pour un million d'euros, « la CUB, propriétaire des terrains, demande presque le double ». A ces conditions, l'équation est dure à tenir : « la dégradation des bâtiments et l'exemplarité environnementale que nous visons engendrent déjà des surcoûts importants », souligne Philippe Barre. Elément phare de la candidature bordelaise au titre de capitale européenne pour 2013, le projet Darwin est chiffré à 15 millions d'euros. Ses initiateurs doivent être reçus à la CUB la semaine prochaine. ■ M. G.