Gironde : Le coup de gueule du maire de Mérignac sur la suppression de la navette vers Paris-Orly

TRANSPORT Alain Anziani dénonce un « déni de démocratie » autour de la décision du gouvernement de supprimer la navette Air France entre Bordeaux et Paris

C.C.
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Illustration Air France
Illustration Air France — MASTAR/SIPA

Alain Anziani en a gros sur la patate. C’est le moins que l’on puisse dire à la lecture du communiqué du maire de Mérignac et président de la métropole au sujet de la suppression de la navette aérienne vers Paris-Orly. Dix mois après sa première lettre cosignée par les présidents de la région Nouvelle-Aquitaine, de la CCI, de Bordeaux Métropole et les maires de Bordeaux et Mérignac et envoyée au gouvernement, il a enfin eu une réponse du ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Ce dernier confirme « le principe de supprimer une ligne aérienne dès lors qu’une alternative ferroviaire de moins de 2h30 existe sur le territoire » et indique aussi que « la liaison Bordeaux - Orly ne peut être maintenue du fait d’un faible taux de passagers en correspondance. » La navette aérienne Bordeaux – Paris Orly a en effet cessé de fonctionner en juillet 2020.

« Une décision unilatérale arrêtée sans concertation avec les élus locaux »

Ce jeudi, le maire de Mérignac et président de la métropole dénonce « une décision unilatérale arrêtée sans concertation avec les élus locaux ni prise en compte des réalités économiques du territoire ». Pour Alain Anziani, il s’agit tout simplement « d’un déni de démocratie ». Il ajoute que « cette décision unilatérale de supprimer la navette met en péril la compétitivité du territoire » et rappelle au passage « qu’elle a également précipité la suppression de 200 emplois chez Air France et aggravé la situation économique de l’aéroport de Mérignac. »