Coronavirus en Gironde : Le gérant d’un dojo en grève de la faim l’interrompt au bout de 21 jours

VICTOIRE Il a trouvé un accord avec les pouvoirs publics et a reçu une lettre de Brigitte Macron

20 Minutes avec AFP

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Le gérant de la salle d'arts martiaux a obtenu satisfaction après une grève de la faim de 21 jours.
Le gérant de la salle d'arts martiaux a obtenu satisfaction après une grève de la faim de 21 jours. — Philippe LOPEZ / AFP
  • Un gérant en difficultés financières à cause de la fermeture forcée de son dojo était en grève de la faim depuis 21 jours.
  • Il a obtenu l’assurance d’aide des pouvoirs publics et une lettre de soutien de Brigitte Macron.

Son acharnement a payé. Le gérant d’une salle d’arts martiaux de Bruges, près de Bordeaux, a mis fin à la grève de la faim qu'il menait pour sauver son établissement après un accord avec les pouvoirs publics et une lettre reçue de Brigitte Macron, a-t-on appris ce mercredi.

Jean-Philippe Rey, 60 ans le mois prochain, a observé 21 jours de grève de la faim pour protester contre le fait qu’il n’a reçu aucune aide financière depuis la fermeture de son établissement il y a un an, à cause de l’épidémie de Covid-19, et alerter sur « l’hécatombe » des associations sportives privées.

« J’ai accepté la parole donnée [par la direction régionale] de la Jeunesse et des Sports, notamment de Christophe Combette [chef du pôle sports à la direction régionale Nouvelle-Aquitaine], et de la préfecture [de la Gironde] et j’ai moi-même donné ma parole : nous allons signer un protocole sur l’éducation, la radicalisation, la mixité, la laïcité, l’action sociale et nous engager à rendre compte régulièrement de nos actions dans ce cadre, ce qui déclenchera des aides qui vont nous permettre de survivre », a déclaré le gérant de la salle Dojo 114.

Beaucoup de soutien

« Tout le monde a fait un énorme effort », s’est-il félicité. « J’ai reçu beaucoup de soutien, de partout, et vu des gens bienveillants ». Parmi ces soutiens, dit-il, celui de Brigitte Macron. « Mme Macron est intervenue personnellement », affirme Jean-Philippe Rey qui avait lui-même écrit à l’Elysée. « Nous avons reçu une lettre de sa part, une lettre d’encouragement, dans laquelle elle disait que le président était très attentif à ce qu’il se passait ».

« Tout le monde a joué le jeu, j’ai enlevé le panneau en grève de la faim », a dit Jean-Philippe Rey, qui assure qu’il se « sent bien » après 21 jours de grève de la faim. « Quand les pouvoirs publics font quelque chose de concret, il faut le dire, il ne faut pas toujours tirer à boulets rouges [sur eux] ».

La semaine dernière, cet ancien garde du corps expliquait que son club, qui vit uniquement des cotisations des bénévoles, avait besoin de 6.000 euros. « Si le Dojo s’éteint, on sera deux », prévenait-il, dénonçant alors « le manque » de considération des pouvoirs publics à l’égard des associations sportives. Ouverte en 2014, sa salle associative privée de 120 m2 accueille en temps normal quelque 250 adhérents dans quatre disciplines : Karaté, Kung fu, MMA et Ju-jitsu.