Coronavirus en Gironde : « Moins douloureux », les tests salivaires expérimentés par des écoliers

EPIDEMIE Cent cinquante élèves d’une école d’Eysines, en Gironde, ont donné des échantillons de salive en vue de tests Covid-19

20 Minutes avec AFP

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Des tests salivaires étaient proposés dans une école d'Eysines, en Gironde.
Des tests salivaires étaient proposés dans une école d'Eysines, en Gironde. — Philippe LOPEZ / AFP
  • Les premiers tests salivaires dans les écoles ont commencé en Gironde dans une école d’Eysines.
  • Les enfants apprécient ce test moins invasif que le prélèvement nasopharyngé et les parents donnent plus facilement leur accord.
  • L’objectif est de réaliser dès mi-mars 16.000 tests par semaine à l’échelle de l’académie de Bordeaux.

Un simple crachat plutôt qu’une intrusion poussée dans la narine, le test salivaire est bien mieux accepté par les enfants. « Ça fait moins mal qu’avec le test dans le nez », confirme Aya, 7 ans, en CM2 à Eysines, en Gironde, où quelque 150 élèves ont expérimenté ce jeudi les premiers tests salivaires de dépistage du Covid-19​.

Dans cet établissement scolaire près de Bordeaux, dont près de 75 % des 203 élèves se sont portés volontaires via une attestation parentale, chaque classe a défilé, à tour de rôle, pour ce nouveau mode de dépistage réservé prioritairement aux élèves des écoles maternelles et primaires. « Avec le test salivaire, l’acceptabilité des parents est beaucoup plus importante parce que le test n’est pas invasif », a expliqué sur place devant la presse Anne Bisagni-Faure, rectrice de la région académique Nouvelle-Aquitaine.

Un résultat en 24 heures

« L’objectif est de casser la chaîne de transmission en effectuant plus de détections », a-t-elle indiqué. Jusqu’à présent, seuls 30 % des élèves obtenaient l’autorisation de leurs parents pour un test antigénique par prélèvement nasopharyngé en Gironde, pour un taux de positivité de 0,07 % selon le rectorat. Ces nouveaux tests, réalisés par le laboratoire Exalab, nécessitent trois à quatre minutes par élève pour recueillir environ 1 millilitre de salive dans un flacon en plastique.

Les flacons sont ensuite isolés dans des enveloppes plastifiées, puis envoyés en laboratoire où les résultats sont connus « dans un délai maximum de 24h », affirme Erwan Le Naour, médecin biologiste, gants, masque FFP2 et blouse blanche sur le dos.

« Va chercher plus de salive. Quand tu en as un maximum, tu craches jusqu’à remplir le fond du flacon », explique le médecin à Felix, en classe de CM2. « J’avais un peu peur au départ parce que le test par le nez était horrible, désagréable. Là, il y a moins de douleur », raconte l’élève juste après son test.

Dans les cinq départements de l’Ex-Aquitaine, près de 2.500 tests salivaires seront réalisés en deux jours sur quinze établissements scolaires retenus « pour leur proximité avec le laboratoire » en charge du dépistage. L’objectif est de réaliser dès mi-mars 16.000 tests par semaine à l’échelle de l’académie de Bordeaux, où deux classes sont actuellement fermées.