Coronavirus à Bordeaux : Pour faire face à la crise, l’aéroport vise le départ d'au moins 13 % de ses employés

EMPLOI Les flux de voyageurs y ont chuté de 70 % en 2020

E.P.

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Merignac, 23 avril 2012. - Aeroport de Bordeaux Merignac. - Photo : Sebastien Ortola
Merignac, 23 avril 2012. - Aeroport de Bordeaux Merignac. - Photo : Sebastien Ortola — SEBASTIEN ORTOLA
  • L’aéroport de Bordeaux-Mérignac a validé plusieurs accords sociaux, annonce-t-il ce lundi dans un communiqué.
  • Une rupture conventionnelle collective est prévue pour un maximum de 55 employés sur les 210 que compte le site.
  • De l’activité partielle de longue durée va aussi toucher les employés de la société aéroportuaire.

La situation sociale est tendue à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. Les flux de voyageurs y ont chuté de 70 % en 2020, dans le contexte d’une crise sanitaire sans précédent. Depuis novembre dernier des discussions sont en cours entre la direction et le Comité Social et Economique (CSE) de la société aéroportuaire. Elles viennent de s’achever « par la signature de trois accords d’activité partielle de longue durée (APLD), de rupture conventionnelle collective (RCC) et de performance collective (APC). sauvegarde maximum des emplois », explique l’aéroport dans un communiqué qui insiste sur la volonté de sauvegarder un maximum d’emplois sur les 210 que compte le site.

Jusqu’à 13 % d’employés non remplacés

« Basé sur le volontariat, cet accord (de rupture conventionnelle collective) qui court jusqu’au 31 décembre 2021, organise les modalités de départ de 55 personnels candidats et éligibles au dispositif, pour un solde net de 13 % d’employés non remplacés ». L’enveloppe a été votée dans l’objectif d’indemniser jusqu’à 55 personnes mais il suffirait de 28 départs pour atteindre ces 13 % d’employés non remplacés.

Un accord d’activité partielle de longue durée (APLD) a aussi été signé et prévoit une réduction de la durée de travail de 40 % maximum pour l’ensemble des personnels (jusqu’à 50 % maximum à titre dérogatoire), avec un dispositif de chômage partiel abondé par la société aéroportuaire, afin de garantir le maintien du niveau de rémunération nette de base. Conclu jusqu’au 28 février 2022, il entre en vigueur pour une période initiale prévisible de six mois.

Un accord de performance collective qui court jusqu’au 31 décembre 2021 prévoit aussi la pose obligatoire de 3 à 5 jours de congés payés sur des jours fériés chômés rendus travaillés et proratisés comme les RTT à la réalité du temps de travail. Par ailleurs, cet accord instaure un gel exceptionnel des congés d’ancienneté pour l’année 2021.

Face à la crise, la société aéroportuaire a déjà revu ses investissements prévus à l’horizon 2023 à la baisse, gelant 110 millions d’euros.