Coronavirus à Bordeaux : Le trafic de l’aéroport accuse une chute de 70 % en 2020

TRANSPORTS L’aéroport de Bordeaux-Mérignac relève 56 jours sans aucune exploitation de vols commerciaux de passagers en 2020, dans le contexte de crise sanitaire

Elsa Provenzano
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Merignac, 28 mars 2013. -Illustration de l'aéroport de Bordeaux-Mérigna. - Photo : Sebastien Ortola
Merignac, 28 mars 2013. -Illustration de l'aéroport de Bordeaux-Mérigna. - Photo : Sebastien Ortola — S. ORTOLA / 20 MINUTES
  • Comme attendu, les chiffres du trafic de l’aéroport de Bordeaux sur 2020 sont en chute libre.
  • En toute logique, les vols nationaux sortent mieux leur épingle du jeu en termes de fréquentation.
  • Le projet d’extension du terminal low cost Billi a été gelé.

« Des résultats tristement historiques pour le secteur de l’aérien », commente l’aéroport de Bordeaux à l’heure de son bilan pour l’année 2020, ce mardi. Son trafic, complètement arrêté ou très contraint selon les périodes par les mesures de lutte contre l’épidémie de Covid-19, s’est effondré de 70,6 % par rapport à 2019.

En ce début d’année un plan doté de 43 millions d’euros d’investissements a été lancé et court jusqu’en 2023. « La plateforme aéroportuaire ne comptabilise pas moins de 56 jours sans aucune exploitation de vols commerciaux de passagers », relève l’aéroport dans un communiqué.

Des chiffres en dégringolade

En cohérence avec les mesures du gouvernement pour tenter de limiter la propagation du virus, le trafic international est le plus touché avec un recul de 76,5 %. Il s’effondre dans les grands hubs intercontinentaux comme Barcelone (-85,2 %) ou Zurich (-86 %). La desserte des quatre aéroports londoniens s’écroule aussi avec une baisse de 81 %.

« Seules les liaisons régulières vers Charleroi, Genève, Bâle, Marrakech, Fès obtiennent des scores meilleurs que la moyenne. Par ailleurs, quelques destinations purement touristiques comme Grenade, Fuerteventura, Mykonos, Porto, Prague, Tenerife ou Vienne sont en repli plus modéré », pointe l’aéroport.

Une situation moins critique pour les vols nationaux

Le trafic domestique résiste mieux avec une baisse qui est néanmoins supérieure à 60 %. Les voyages vers Paris, première desserte de l’aéroport, sont en chute de 67 % alors que la navette Bordeaux-Orly a été interrompue en mars 2020. Les autres principales lignes nationales (Lyon, Marseille, Nice et Strasbourg) « évoluent dans une fourchette conforme à la tendance générale, pointe l’aéroport entre -53 % et -66 %. » La Corse fait figure d’exception puisque l’ensemble des lignes la desservant (Ajaccio, Bastia, Calvi, Figari) ne sont en recul que de 30 % par rapport à 2019.

Des projets modifiés

L’extension envisagée du terminal low cost Billi est gelée. Mais, une réflexion est menée pour améliorer ses conditions d’exploitation et l’adapter aux contraintes de distanciation qui pourraient rester un moment en vigueur, tout en permettant le traitement de six vols simultanés. Dans cette perspective, une augmentation de la capacité des salles de pré-embarquement est envisagée.

L’extension du tram A jusqu’à l’aéroport reste d’actualité et les travaux de la station et des voies d’insertion vont commencer prochainement. Le projet d’un centre d’affaires, baptisé le 45e parallèle, doit lui aussi suivre son cours.

Un centre de dépistage PCR est toujours en activité dans le Hall A de l’aérogare, en ce début d’année.