Fusillade mortelle à Bordeaux : Cinq personnes en garde à vue

VIOLENCE Le parquet appelle au calme, alors que des photos d’éventuels auteurs de la fusillade tournent sur les réseaux sociaux

Mickaël Bosredon

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Le quartier des Aubiers à Bordeaux.
Le quartier des Aubiers à Bordeaux. — M.BOSREDON
  • Samedi soir, une fusillade dans le quartier des Aubiers à Bordeaux a coûté la vie à un adolescent de 16 ans, tandis que quatre autres jeunes ont été blessés.
  • Le parquet de Bordeaux indique ce lundi que cinq personnes ont été placées en garde à vue, entre dimanche soir et lundi matin.
  • La procureure de la République lance un appel au calme, alors que des photos accompagnées de messages tournent sur les réseaux sociaux, incitant à une véritable chasse à l’homme pour retrouver les auteurs.

Cinq personnes ont été placées en garde à vue, après la fusillade mortelle qui s’est produite samedi soir dans le quartier des Aubiers, a annoncé ce lundi la procureure de la République de Bordeaux Frédérique Porterie.

Les cinq suspects, âgés de 18 à 22 ans, sont entendus dans le cadre d'une enquête ouverte des chefs de meurtre en bande organisée et tentatives de meurtre en bande organisée, et ont été placés en garde à vue entre dimanche à 22 heures et ce lundi à 6h10, précise le parquet.

Résultats de l’autopsie connus mardi

Un adolescent de 16 ans a perdu la vie samedi soir dans ce quartier de Bordeaux Nord, après une fusillade qui a fait également quatre blessés. Ces derniers ont été transportés au CHU de Bordeaux mais leurs jours ne sont pas en danger. Les résultats de l’autopsie de la jeune victime seront quant à eux connus mardi.

« Les enquêteurs de la Direction zonale de la police judiciaire Sud-Ouest procèdent aux investigations nécessaires à la manifestation de la vérité, laquelle progresse d’heure en heure, assure le parquet dans un communiqué. L’appel diffusé hier par voie de presse a permis que de nombreux témoins se manifestent. Il convient désormais d’entendre ceux-ci outre les victimes qui, pour certaines d’entre elles, sont toujours hospitalisées. » Par ailleurs, des examens techniques de police scientifique sont toujours en cours.

Diffusion de photos sur les réseaux sociaux

Le parquet a également réagi à la diffusion sur les réseaux sociaux de photos d’éventuels suspects de ces coups de feu, accompagnées de messagesappelant à une véritable chasse à l'homme.

« Constatant la diffusion sur les réseaux sociaux de nombreuses informations non vérifiées », le parquet rappelle « qu’il est essentiel que cette enquête, aujourd’hui conduite avec toute la diligence nécessaire, puisse se poursuivre dans les meilleures conditions afin que tous les auteurs de ces crimes puissent être identifiés aux fins de mises en examen et de jugement. »