Emmanuelle Ajon, adjointe au maire en charge du logement, est décédée à 49 ans d'une maladie fulgurante.
Emmanuelle Ajon, adjointe au maire en charge du logement, est décédée à 49 ans d'une maladie fulgurante. — UGO AMEZ/SIPA

DISPARITION

Bordeaux : Décès brutal d’Emmanuelle Ajon, élue socialiste à la mairie

Lundi, Emmanuelle Ajon, vice-présidente du conseil départemental, est décédée à l’issue d’une maladie fulgurante. Les drapeaux de la ville seront mis en berne jusqu’à ses obsèques

  • L’élue (PS) bordelaise Emmanuelle Ajon est décédée brutalement dans la nuit de lundi à mardi d’une maladie fulgurante contre laquelle elle s’est battue pendant plusieurs semaines.
  • Vice-présidente du département en charge de la protection de l’enfance, elle venait d’être élue sur la liste de l’écologiste Pierre Hurmic. Elle était chargée de la politique de l’habitat et du logement au sein de la nouvelle majorité.
  • Les drapeaux de la ville vont être mis en berne jusqu’à ses obsèques.

Elle était l’une des personnalités socialistes de Bordeaux et plus récemment de l’équipe de la nouvelle majorité écologiste de Pierre Hurmic à Bordeaux. Emmanuelle Ajon (PS) chargée de l’habitat et du logement ​ à la ville est décédée brutalement dans la nuit de lundi à mardi, à l’âge de 49 ans. Elle était aussi vice-présidente de la protection de l'enfance au département. Elle s’est éteinte « à l’issue d’une maladie d’évolution très rapide et incontrôlable », explique Michèle Delaunay dans un communiqué de presse ce mardi. Elle se battait contre une grave maladie depuis plusieurs semaines.

« Elle a été suivie, traitée et accompagnée dans le service d’oncologie de l’hôpital Saint-André », précise Michèle Delaunay, dont Emmanuelle Ajon a été la suppléante aux législatives de 2016. « La foudre s’est abattue sur elle, et tout autant sur sa famille, ses amis, ses coéquipiers et nous en restons tous sidérés », conclut-elle avec tristesse.

« Une combattante valeureuse »

Les réactions se multiplient ce mardi dans le milieu politique bordelais. Le maire et le conseil municipal de Bordeaux ont fait part de leur « infinie tristesse ». Pierre Hurmic pense « d’abord à sa famille et à tous ses proches qui sont cruellement frappés. Notre équipe municipale perd un maillon précieux, une combattante valeureuse, une humaniste. Partie bien trop tôt, Emmanuelle Ajon aura beaucoup œuvré pour Bordeaux et la Gironde. Son courage et son engagement resteront pour nous à jamais exemplaires ». Le maire de Bordeaux avait marié son adjointe cet été.

« C’est une terrible nouvelle, un choc pour nous tous, nous perdons tous une femme de grande valeur, d’engagement permanent auprès des plus faibles », a réagi Alain Rousset, président socialiste du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.

La ville de Bordeaux mettra ses drapeaux en berne dès ce mercredi jusqu’aux obsèques.