Bordeaux : Les commerçants veulent suivre les manifestants « perturbateurs » en temps réel grâce aux réseaux sociaux

SECURITE Les commerçants bordelais souhaitent un groupe privé sur les réseaux sociaux, réservé dans un premier temps aux enseignes situées sur les itinéraires déclarés, afin de faciliter la remontée d’information auprès des services de police

Mickaël Bosredon

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Plusieurs vitrines de magasin ont été cassés lors de la manifestation bordelaise.
Plusieurs vitrines de magasin ont été cassés lors de la manifestation bordelaise. — UGO AMEZ/SIPA
  • Les commerçants bordelais expriment leur ras-le-bol après les débordements samedi dernier, le jour de leur réouverture, et avant une nouvelle manifestation prévue samedi.
  • Ils veulent des solutions afin d’éviter de nouveaux événements perturbateurs à la veille des fêtes de Noël.
  • Parmi elles, l’idée de la création d’un groupe privé sur les réseaux sociaux pour suivre la progression des manifestations et faire remonter les informations sensibles aux services de police.

« La coupe est pleine pour les commerçants », dit-on à la CCI Bordeaux-Gironde. Quatre jours après de nouveaux débordements, en marge de la manifestation contre la loi « sécurité globale », qui plus est le jour même de la réouverture des enseignes après un mois de fermeture en raison du deuxième confinement, les commerçants bordelais sont au bord de la crise de nerfs.

Plusieurs vitrines d’enseignes, notamment rue Sainte-Catherine, ont été brisées en marge du défilé de samedi. Alors qu'une nouvelle manifestation est prévue ce samedi, la CCI a réuni mardi soir des représentants de l’Etat, de la mairie et des associations de commerçants « pour trouver des solutions afin d’éviter de nouveaux événements perturbateurs à la veille des fêtes de Noël ».

« Pouvoir réagir plus rapidement »

Parmi les propositions évoquées, les commerçants se disent « favorables à une solution consistant à faire remonter des informations auprès des services de police en temps réel sur la présence « d’éléments perturbateurs », afin de pouvoir réagir plus rapidement. » Une réflexion est ainsi engagée par la CCI « pour ouvrir rapidement sur les réseaux sociaux un groupe « privé » sur ces questions de sécurité. »

Ce groupe « pourrait être réservé dans un premier temps aux commerçants situés sur les différents itinéraires déclarés et ensuite être élargi à d’autres commerçants du centre-ville afin de faciliter cette remontée d’information. » En attendant, un groupe privé va être ouvert sur le réseau WhatsApp réunissant uniquement les présidents d’association pour faciliter les échanges et la communication avec la CCI.