Une présence de plus sur l'île aux oiseaux

Stéphanie Lacaze

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Depuis le début du mois, l'île aux Oiseaux a un nouveau gardien. Thierry Duprat, 38 ans, vient d'être recruté pour surveiller, étudier et surtout préserver ce site exceptionnel, classé réserve naturelle. Le poste qu'il occupe était vacant depuis un an et demi, depuis la démission de l'ancien garde. Car l'île aux Oiseaux, ce n'est pas le Club Med. « Je suis là pour gérer les milieux naturels, la faune et la flore. Je dois par exemple surveiller la croissance de la baccharie, un arbuste envahissant qui menace les bruyères. Je m'occupe aussi du suivi des oiseaux migrateurs », précise Thierry Duprat.

Sa tâche la plus délicate sera de gérer les problèmes liés à la présence humaine, à savoir la chasse et le tourisme. « Il faut rappeler aux gens ce qui est interdit comme camper, faire du feu ou déranger les espèces. » Pour mener à bien cette mission, le gardien dispose d'une cabane dans laquelle il peut séjourner quelques jours. Pour l'instant, ses visites sur l'île sont hebdomadaires, une fréquence suffisante en période hivernale. Mais Thierry Duprat sait qu'avec l'arrivée des beaux jours, des centaines de plaisanciers vont faire de l'île leur sortie du week-end, il sera donc amené à s'y rendre plus souvent.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n'existe aucune réglementation propre à l'île aux Oiseaux. Propriété de la commune de La Teste, à l'exception d'une petite frange littorale privée, ce territoire était plus ou moins géré par ses occupants occasionnels : les locataires des cabanes, autrefois utilisées pour l'ostréiculture. Ils entretiennent les pontons et surveillent les passages, mais de manière totalement informelle. Pour combler ce vide juridique, une réflexion vient d'être lancée, en vue de définir d'ici deux ans un cahier des charges qui précisera les droits de chacun sur l'île. ■