Coronavirus à Bordeaux : Les salles de yoga resteront fermées

JUSTICE Les salles de yoga et pilates de la région n’ont pas obtenu l’annulation de l’arrêté préfectoral qui a obligé les salles de sport à fermer pour causes sanitaires

20 Minutes avec AFP

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Illustration de yoga. Le sport peut depuis mars 2017 être prescrit par un médecin, problème, il n'est pas remboursé, excepté dans certaines villes ou régions qui financent ce dispositif pour les patients souffrant de maladie chronique.
Illustration de yoga. Le sport peut depuis mars 2017 être prescrit par un médecin, problème, il n'est pas remboursé, excepté dans certaines villes ou régions qui financent ce dispositif pour les patients souffrant de maladie chronique. — Pixabay
  • Une trentaine de salles de Gironde avait déposé un recours devant le tribunal administratif pour continuer leur activité par temps de Covid-19, il a été rejeté ce mercredi.
  • Le juge a estimé que les salles pouvaient représenter un risque de contamination.
  • Les salles de sport réfléchissent à faire appel, jugeant les mesures disproportionnées.

La justice a tranché ce mercredi, les salles de yoga et pilates de Gironde resteront fermées. Elles n'ont pas obtenu l'annulation d'un arrêté préfectoral qui les a fermées pour cause sanitaire, une défaite pour les adeptes du zen, qui plaidaient l’innocuité de leur pratique « douce » dans la propagation du virus.

Dans le sillage des nombreux recours déposés depuis deux semaines par des salles de sport contre les fermetures préfectorales, le tribunal administratif de Bordeaux avait été saisi en référé par les professeurs d’une trentaine de studios où se pratiquent yoga, méditation et pilates.

Un risque de contamination pour la justice

Le tribunal a estimé pour six d’entre eux qu’ils ne produisaient « aucun élément vérifiable » démontrant qu’ils n’étaient pas « des espaces propices à la propagation du Covid-19 ». Pour la justice, rien ne démontre que ces studios « puissent être en mesure de faire scrupuleusement respecter en permanence l’intégralité des préconisations sanitaires, alors que l’activité physique intense qui s’y pratique engendre un risque majeur d’aérosolisation en espaces clos, et donc de contamination ». Cette mesure « n’apparaît pas disproportionnée (…) dans le contexte actuel de recrudescence de l’épidémie dans le département de la Gironde », estime le juge.

Un appel envisagé

Le tribunal a également rejeté la requête de 26 autres studios de yoga, un jugement « décevant » pour leur défenseur, Me Florent Verdier, qui entend faire appel. Selon lui, ces fermetures représentent « une mesure disproportionnée » alors que les studios ont mis en place des règles sanitaires « mesures barrières, distanciation, baisse du nombre de participants ».

Face au risque d’aérosolisation et de manuportage du virus, arguments de la préfecture et de l’Agence régionale de santé pour fermer les salles de sports closes, Me Verdier a défendu les « méthodes douces » du yoga. « Ce n’est pas la même chose si on fait du rameur ou si on fait de la méditation ! », a-t-il résumé.

La justice a débouté depuis deux semaines plusieurs recours mais des tribunaux administratifs ont à l’inverse rejeté des arrêtés, permettant la réouverture de salles comme à Rennes ou Toulouse.