Coronavirus en Gironde : Une « tendance à la stabilisation » de la situation sanitaire

COURBES Mais cette tendance demande confirmation la semaine prochaine

20 Minutes avec AFP

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Bordeaux masqué.
Bordeaux masqué. — UGO AMEZ/SIPA

La circulation du Covid-19 en Gironde et à Bordeaux, en vive progression ces dernières semaines, montre une « tendance à la stabilisation » qui doit encore être confirmée, a estimé jeudi Sophie Larrieu, épidémiologiste à Santé Publique France. « Au vu des derniers chiffres [semaine 37], on note une tendance à la stabilisation en Gironde, un élément très positif mais qui doit tout de même être confirmé dans les prochaines semaines. »

« Il faut rester très prudent. Pour le moment, on ne peut pas affirmer que la circulation (virale) est en train de se calmer en Gironde », a-t-elle ajouté, « elle est peut-être tout simplement en train de marquer une pause pour repartir la semaine prochaine. » Selon l’Agence régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine (ARS), en Gironde, le taux de positivité est passé en une semaine de 8,3 % à 7,5 %, et le taux d’incidence de 159 à 140 (pour 100.000 habitants). Dans la métropole bordelaise (environ 800.000 habitants), ces taux sont respectivement passés de 9,6 % à 9 % et de 230 à 190, selon Sophie Larrieu.

Pas la même tendance dans la région

« Malgré cela, on a toujours une augmentation des hospitalisations et des admissions en réanimation en Gironde », selon elle, « et dans pratiquement tous les autres départements de Nouvelle-Aquitaine, les taux continuent à monter. La tendance observée en Gironde n’est vraiment pas générale » (au niveau régional). Lundi, les préfectures de Gironde et des Bouches-du-Rhône avaient durci les contraintes sanitaires dans leur métropole (rassemblements de plus de dix personnes interdits dans les parcs ou plages, jauge maximale pour les événements publics à 1.000 personnes et annulation d’événements).

Jeudi, le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait prévenu que des « mesures encore plus fortes » devraient être prises à Marseille « si la situation sanitaire ne s’améliore pas » mais n’avait pas cité Bordeaux. « Je ne peux pas présager de la raison pour laquelle M. Véran n’a pas cité Bordeaux », a indiqué Sophie Larrieu « mais je sais que le taux d’incidence chez les personnes âgées est en train de flamber dans certaines métropoles. A Marseille, ce taux a beaucoup plus augmenté que chez nous et il s’approche du taux observé chez les jeunes adultes, ce qui n’est pas le cas chez nous. »