Bordeaux : Des CRS supplémentaires, réclamés par le maire, arriveront fin septembre

SECURITE Une demie-compagnie de CRS, réclamée par le maire écologiste Pierre Hurmic, arrivera à partir du 29 septembre à Bordeaux, de façon temporaire pour l’instant

20 Minutes avec AFP

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Des CRS. (Illustration)
Des CRS. (Illustration) — FRED SCHEIBER
  • Lors de sa conférence de presse de rentrée le maire de Bordeaux avait demandé l’installation à demeure d’une compagnie de CRS, comme c’est le cas dans d’autres grandes villes.
  • A partir du 29 septembre et pour quelques semaines, une demi-compagnie de CRS sera déployée sur le quartier sensible Saint-Michel à Bordeaux.
  • La demande du maire intervenait dans le contexte d’une augmentation du nombre d’agressions à l’arme blanche, ces derniers mois.

A partir du 29 septembre et jusqu’à la mi-octobre pour l’instant, une demi-compagnie de CRS, soit une trentaine d’hommes, va être déployée à Bordeaux à la demande du nouveau maire de Bordeaux Pierre Hurmic (EELV), aux prises avec une vague d'insécurité depuis plusieurs mois.

Cet effectif « viendra en renfort » des effectifs policiers locaux, « dans le cadre du plan national de sécurité renforcée » pour le quartier populaire de Saint-Michel, situé dans le Vieux Bordeaux, a indiqué la préfecture, qui a obtenu ce jeudi cet « arbitrage favorable ».

L’opération se distingue du détachement de CRS et de gendarmes mobiles annoncé lundi pour faire respecter le renforcement des mesures sanitaires dans la ville de Bordeaux touchée par une forte progression du Covid-19.

Le maire (EELV) Pierre Hurmic, qui a mis fin à 73 ans de règne de la droite à Bordeaux, avait souhaité l’installation d’une compagnie de CRS permanente, soit quelque 70 policiers supplémentaires. « Les autres grandes villes de France en ont une et Bordeaux en avait une à une époque », avait-il dit jeudi dernier lors d’une conférence de presse.

Bordeaux fait face depuis environ un an à une multiplication d'agressions, notamment à l'arme blanche, et d’incivilités, qui ont augmenté depuis le déconfinement. Certaines sont imputées à quelques dizaines de jeunes délinquants migrants qualifiés de « mineurs non accompagnés » mais parfois majeurs, un phénomène qui s’est accru dernièrement. Ils seraient « entre 60 et 100 », selon l’équipe municipale.

Au premier semestre, 44 % des actes de délinquance juvénile ont été commis par ces jeunes, livrés à eux-mêmes dans la rue, selon la préfecture.