L'infanticide reste à confirmer

Marion Guillot

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Le triple infanticide suivi d'un suicide reste le scénario privilégié par les enquêteurs. Jeudi, quatre corps ont été retrouvés inanimés dans le même lit d'un appartement de la résidence Los Heros, au Haillan : celui d'une femme de 38 ans et de ses trois filles, de pères différents, âgées de 3 mois, 9 et 16 ans. Le quatrième enfant, un garçonnet de 7 ans, qui avait été confié à son oncle quelques jours auparavant, a échappé à la tragédie. L'alerte a été donnée par le frère de la mère décédée, inquiet d'être sans nouvelle de sa soeur.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la mère, qui avait un sac plastique noué autour de la tête, aurait empoisonné ses enfants avant de se suicider. Le drame remonterait à une quinzaine de jours. « C'est l'hypothèse retenue pour le moment et nous sommes assez sereins », confiait hier le colonel Franck Crispino, commandant de la section de recherches de la gendarmerie de Bordeaux. La jeune femme, qui était sans emploi, semblait « avoir des difficultés relationnelles avec ses ex-compagnons ».

A ce stade, la piste du quadruple homicide commis par une personne extérieure n'est pas écartée, bien qu'aucune trace de violence n'ait été relevée sur les corps, autopsiés samedi à l'institut médico-légal de Bordeaux. Les résultats des analyses scientifiques sont attendus dans le courant de la semaine. « Tous les prélèvements ont été effectués et nous n'avons aucun élément de réponse pour le moment », indiquait hier le colonel Crispino. Réalisées depuis jeudi, des auditions dans l'entourage des victimes et des perquisitions doivent se poursuivre aujourd'hui.