Coronavirus à Bordeaux : Masque obligatoire à compter de samedi dans deux rues de l’hypercentre

PRECAUTION La capitale girondine abrite quatre clusters de coronavirus

20 Minutes avec AFP

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Le port du masque était déjà obligatoire rue Sainte-Catherine du 11 mai au 24 juin derniers.
Le port du masque était déjà obligatoire rue Sainte-Catherine du 11 mai au 24 juin derniers. — UGO AMEZ/SIPA
  • Le port du masque sera obligatoire dans les deux rues les plus commerçantes de Bordeaux à partir de samedi.
  • Pierre Hurmic, le nouveau maire écologiste, veut que ses administrés s’habituent à vivre avec le virus.
  • Les indicateurs de surveillance du virus se dégradent dans la capitale girondine et dans l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine.

Le temps est révolu où Bordeaux voguait relativement à l’écart de la première vague de l’épidémie de coronavirus. Selon l'agence régionale de Santé, le taux d’incidence des cas positifs est désormais de 9 pour 100.000 habitants, soit le double que dans le reste de la Nouvelle-Aquitaine. La région compte désormais 11 clusters, dont 4 à Bordeaux.

Et le nouveau maire écologiste de la ville, Pierre Hurmic, tire les conséquences de cette nouvelle donne. Il a annoncé ce mercredi que le port du masque serait obligatoire à compter de samedi dans les deux rues les plus commerçantes du centre-ville : la rue Saint-Catherine avec ses 240 boutiques qui en font selon l’édile « un centre commercial à ciel ouvert » et sa perpendiculaire, la rue de la Porte Dijeaux. Les quais de la Garonne ne sont pas touchés pour l’instant. Pierre Hurmic estime en effet qu’ils ne connaissent pas la même fréquentation. Mais il veut tout de même y mener des actions de sensibilisation, notamment auprès des groupes qui se réunissent le soir.

De la pédagogie avant l’amende à 135 euros

Pour les deux rues concernées par le port obligatoire du masque, des contrôles auront lieu dès samedi. D’abord à visée pédagogique puis progressivement avec le risque d’écoper d’une amende à 135 euros. Les Bordelais devraient s’habituer facilement puisque le masque avait déjà été imposé dans le même périmètre par la municipalité précédente du 11 mai au 24 juin derniers.

« Toutes ces mesures sont destinées à éviter des mesures plus contraignantes et à inciter à apprendre à vivre avec le virus », explique Pierre Hurmic.

Selon Hélène Junqua, la directrice adjointe de l’ARS Nouvelle-Aquitaine « l’augmentation des indicateurs de surveillance » dans l’ensemble de la région est liée à son « attractivité touristique » et à des « rassemblements festifs et autres événements privés ».