Coronavirus sur le bassin d’Arcachon : Une usine improvisée bientôt prête à produire 30.000 masques en tissu par jour

Covid-19 Même s’il manque encore quelques couturières, la production de l’usine à masques montée en quelques jours à La Teste, monte en puissance

Mickaël Bosredon

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Une usine à masques a été créée dans le parc des expositions de La Teste (Gironde)
Une usine à masques a été créée dans le parc des expositions de La Teste (Gironde) — Conseil départemental de la Gironde
  • Il manque encore une trentaine de couturières à l’entrepreneur qui a monté en quelques jours une usine de fabrication de masques en tissu, dans le parc des expos de La Teste.
  • Il possède en tout 200 machines dorénavant, ce qui devrait lui permettre de fabriquer 30.000 masques par jour.
  • Bordeaux Métropole, le département de la Gironde ou encore la communauté d’agglomération du bassin d’Arcachon, lui ont commandé en tout plus d'un million de masques.

Un entrepreneur sous pression. Alors qu’il a réussi le pari de mettre sur pied en quelques jours, une usine de fabrication de masques en tissu au sein du parc des expositions de La Teste sur le bassin d’Arcachon, Libero Mazzone doit maintenant assurer les commandes qui lui ont été passées.

Et le temps presse, puisque le département de la Gironde et Bordeaux Métropole, qui ont commandé à eux deux environ un million de masques pour la population, ont promis qu’ils seraient distribués avant le 11 mai et le début du déconfinement. Avec la commande de 100.000 masques de la Cobas (Communauté d’agglomération du bassin d’Arcachon sud) et d’autres mairies, Libero Mazzone va ainsi devoir fournir, en tout, plus d'un million de masques en un mois.

Problème : l’entrepreneur a encore besoin de couturières. Joint ce lundi par 20 Minutes, Libero Mazzone explique avoir « passé des annonces » et assure que « des gens arrivent ». Mais il reconnaît qu’il a encore « besoin de quelques couturières professionnelles pour former une deuxième équipe. »

« On est dans les clous pour assurer les commandes »

« J’ai démarré mercredi avec 130 postes, je suis monté à 200 postes, grâce aux machines à coudre qui me sont offertes par Singer. Ces postes sont quasiment tous pourvus, mais il me faudrait 230 couturières en tout, pour faire un deuxième huit, à partir de mercredi prochain » explique l’entrepreneur, qui précise que « toutes les couturières sont payées. »

Les matières premières – tissu et élastique – fournis par Mondial Tissu, « sont au rendez-vous » assure-t-il par ailleurs. « Je pense pouvoir atteindre la production de 30.000 masques par jour, à partir de la fin de cette semaine, espère-t-il. Pour l’instant, on est dans les clous pour assurer les commandes passées par Bordeaux Métropole, le département de la Gironde et la Cobas. »