Coronavirus à Bordeaux : La ville s'engage à fournir « un masque réutilisable et lavable » à tous les habitants

EQUIPES Il se pourrait que le port de ces masques soit rendu obligatoire par décret « dès que les habitants de l’agglomération sortiront sur la voie publique »

M.P.

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Des contrôles de police sur les quais de Bordeaux, le  mars .
Des contrôles de police sur les quais de Bordeaux, le mars . — SIPA
  • Le maire de Bordeaux et le président de Bordeaux métropole ont décidé de doter de masques les habitants de la ville et de l’agglomération.
  • Les services de la Ville sont entrés en contact avec une dizaine d’entreprises ou fabricants, susceptibles de fournir rapidement, près de 800.000 « masques barrières ».
  • Il se pourrait que Nicolas Florian suive l’engagement de Christian Estrosi, à Nice, et rende le port de ces masques obligatoire sur la voie publique.

Ils n’attendront pas « les directives nationales ». Nicolas Florian, le maire de Bordeaux, et le président de Bordeaux métropole, Patrick Bobet, ont décidé de doter de masques chacun des habitants de la ville et de l’agglomération « par prévention ». Dans un communiqué transmis ce lundi après-midi, les équipes de Nicolas Florian ont fait savoir qu’elles « sont entrées en contact » avec une dizaine d’entreprises ou de fabricants, susceptibles de fournir rapidement, près de 800.000 « masques barrières ».

La ville et la métropole ont commencé à solliciter des producteurs à trois niveaux : des sociétés françaises capables de fournir de grandes quantités, des entreprises locales qui sont capables de produire ces modèles et les couturières professionnelles de l’agglomération. La Ville s’est également rapprochée de la Chambre des métiers de la Gironde pour identifier les sociétés locales capables de confectionner « des masques du même type au plus vite ».

« Les équipes du maire font tout pour répondre à ce besoin au plus vite »

Il s’agira de modèles en tissu, lavables et réutilisables, conformes aux normes basiques de protection. Elaboré par l’Association française de normalisation et 150 experts, ce modèle de « masque barrière » n’est pas un dispositif médical mais est destiné à compléter les gestes barrières et les règles de distanciation sociale. « C’est une protection supplémentaire pour les personnes saines ou asymptomatiques, lorsqu’elles se déplacent ou travaillent », note encore la Ville.

Quand ces masques seront-ils disponibles et comment seront-ils distribués ? « C’est encore trop tôt pour le dire, a précisé à 20 Minutes la mairie de Bordeaux. Les équipes du maire font tout pour répondre à ce besoin au plus vite, mais tout dépend du nombre d’entreprises qui répondront positivement et de leur capacité de production. »

« Faire comme à Nice »

Il s’avère que Bordeaux veut toutefois « faire comme à Nice » et s’engager à « aller plus loin » dans la lutte contre la propagation du Covid-19. Il se pourrait également, précise-t-on encore à la mairie, que le port de ces masques soit rendu obligatoire par décret « dès que les habitants de l’agglomération sortiront sur la voie publique ». « Je ne pense pas qu’un maire ait le pouvoir de police nécessaire pour imposer le port du masque, je pense que cela relève plutôt de l’Etat, a de son côté précisé le maire de Bordeaux à l’AFP. Quand on met en place une interdiction, il faut aussi prévoir une sanction derrière et pouvoir la faire respecter ».

En attendant, la mairie de Bordeaux « encourage chaque citoyen ou association, à fabriquer artisanalement ou en série, des masques barrières en tissu, suivant le modèle agréé par l’Afnor ». La plateforme jeparticipe.bordeaux.fr mettra en relation des producteurs et des demandeurs.