Coronavirus à Bordeaux : Un match de foot dégénère en violences urbaines aux Aubiers

CONFINEMENT Au total, une cinquantaine de jeunes a pris part aux violences et lancé « des objets lourds, des pavés, des cailloux et un frigo » sur les policiers et les CRS

Marion Pignot

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Le quartier des Aubiers à Bordeaux, le 23 octobre 2014
Le quartier des Aubiers à Bordeaux, le 23 octobre 2014 — M.BOSREDON

Les forces de l’ordre ont affronté, dimanche soir, des « jeunes habitants » du quartier des Aubiers, à Bordeaux, après avoir été appelées alors qu’un match de foot se déroulait au pied des immeubles de la cité. Ces « violences urbaines », selon Alternative Police CFDT, ont débuté vers 19 heures, après l’arrivée d’une quinzaine de policiers sur place.

Ces derniers avaient été prévenus par des habitants de la cité des Aubiers, située au nord de Bordeaux, que des « rodéos urbains » ainsi qu’un match de football « opposant deux équipes portant des maillots et du public » se déroulaient en plein confinement. Selon Bruno Vincendon, secrétaire régional adjoint du syndicat, les policiers de la compagnie départementale d’intervention (CDI) dépêchés sur place ont rapidement été pris à partie par les joueurs de foot et d’autres « jeunes habitants du quartier ».

Les CRS ont été appelés en renfort aux Aubiers

Au total, une cinquantaine de jeunes a pris part aux violences, selon une autre source proche du dossier contactée par 20 Minutes. Ces derniers ont lancé des projectiles sur les policiers présents, « des objets lourds, des pavés, des cailloux et un frigo est également tombé du sixième étage tout près des policiers postés au pied d’immeuble ».

Les CRS ont été appelés en renfort, afin de tenter de faire respecter les consignes de confinement en pleine épidémie de Covid-19. Près de 40 policiers et CRS sont intervenus pour rétablir l’ordre, alors que les jeunes jetaient des projectiles depuis des balcons et des passerelles. Selon Alternative Police CFDT, le calme n’est revenu que vers 22h30, après des longues échauffourées, trois interpellations pour « violences volontaires en réunion », et l’utilisation de gaz lacrymogènes. Aucun blessé n'a été déploré et l’enquête a été confiée à la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Bordeaux.