VIDEO. Ambassadrice de l'ONG ONE, Maya, 21 ans, veut lutter contre l'extrême pauvreté

ILS FONT LE MONDE DE DEMAIN Maya Pargade-Klitzke, vient d’être choisie comme jeune ambassadrice de ONE, l’ONG de lutte contre l’extrême pauvreté cofondée par le musicien Bono

Marion Pignot

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Ils font le monde de demain : Maya, jeune ambassadrice de l'ONG ONE — 20 Minutes
  • Ils ont moins de 30 ans et ont des initiatives positives pour le monde de demain.
  • Ce mercredi, Maya Pargade-Klitzke qui vient d’être choisie comme jeune ambassadrice de ONE, l’ONG de lutte contre l’extrême pauvreté cofondée par le musicien Bono.
  • Durant un an, Maya Pargade-Klitzke va aller à la rencontre des élus et des citoyens de Nouvelle-Aquitaine pour les convaincre de s’engager à lutter contre les inégalités mondiales. Maya ne compte pas s’arrêter là et veut profiter de la légitimité que lui offre ONE pour combattre les inégalités entre les hommes et les femmes.

Ils sont encore étudiants ou déjà dans la vie active, bénévoles, chercheurs, salariés, à leur compte, ont monté une entreprise ou une association. Grâce à eux, le futur sera meilleur. 20 Minutes a décidé de donner la parole à des jeunes de moins de 30 ans dont les actions ont un effet bénéfique sur le monde de demain. Troisième volet de cette série avec Maya Pargade-Klitzke, 21 ans, ambassadrice de l’ONG ONE, qui lutte contre l’extrême pauvreté.

Elle a 21 ans et déjà pétrie de convictions. Maya Pargade-Klitzke vient d’être choisie comme jeune ambassadrice de ONE, l’ONG de lutte contre l’extrême pauvreté cofondée par le musicien Bono. Du leader de U2, la jeune femme ne connaît pas grand-chose si ce n’est que les chansons du groupe irlandais. « Mais je partage ses engagements pour la lutte contre la pauvreté », assure Maya, seule Bordelaise à avoir été choisie par l’ONG pour la représenter sur le terrain.

Il lui aura suffi d’envoyer un CV sur la plateforme de ONE et d’un petit texte expliquant pourquoi elle souhaitait s’engager. Une fois, le premier écrémage passé, Maya a envoyé une vidéo expliquant ses motivations. « A Sciences Po, on est politisés mais rarement engagés. J’avais besoin de porter des projets, d’être en accord avec ce que j’apprenais chaque jour à l’université », explique l’étudiante en Master Coopération international et développement sur le campus.

« Le moyen d’avoir un poids politique »

Maya a cherché comment « faire entendre sa voix » et a trouvé en ONE, « le moyen d’avoir un poids politique » : « C’est une association de plaidoyer avec une certaine notoriété et qui me permet d’être légitime pendant mes prises de paroles. » Durant le premier tour de la campagne des municipales la jeune femme ne s’est donc pas gênée pour interpeller les candidats à la mairie de Bordeaux « par mail, sur Twitter ou à la fin de leur meeting » sur les grands projets de l’ONG. Vaccination dans les pays pauvres (programme Gavi), égalités hommes-femmes, droits des femmes, de la jeunesse, etc. Maya se fait le porte-voix de Bono à Bordeaux mais assure ne pas se sentir instrumentalisée : « L’ONG défend des causes vertueuses et louables et c’est une vitrine qui me permet d’être présente sur une scène qui m’aurait peut-être ignorée et qui permet aux jeunes de faire remonter leurs projets. On les écoute mais on est également entendus. On peut contacter qui on veut dans l’organigramme et défendre nos propres projets. »

« Les jeunes, c’est l’avenir il faut qu’on se mobilise »

Maya n’est ambassadrice que depuis une semaine lorsque nous la rencontrons début mars, mais elle confie avoir déjà gagné en assurance et qu’elle n’hésitera désormais plus à « monter au créneau ». « Les jeunes, c’est l’avenir il faut qu’on se mobilise, et grâce à cet engagement je sais aujourd’hui que je suis capable d’emmener quelques connaissances dans le combat », commente celle qui a été formée à Paris avec une cinquantaine d’autres nouveaux ambassadeurs.

« J’ai vu des jeunes âgés de 18 à 31 ans hyper motivés. On porte tous la voix de ONE, de quelque chose de plus grand que nous, mais on a tous des projets plein la tête, des valeurs à défendre et à partager. On nous offre une marge de manœuvre incroyable et c’était vraiment motivant de faire partie de la relève », précise Maya qui sera prochainement au European Youth Event. Avec 9.000 autres jeunes, elle tentera d’influer sur le budget de l’Union européenne, de faire en sorte que 85 % des projets à venir respectent l’égalité hommes-femmes. « C’est un gros combat ; mais ça passe par nous, les jeunes », reprend Maya, qui sera l’un des trois ambassadeurs européens à transmettre le rapport de la jeunesse au Parlement.

Les projets de ONE lui prennent énormément de temps et Maya devrait lever un peu le pied côté études pour mieux s’y consacrer. « C’est une chance incroyable, on comprend certains rouages politiques, aussi, c’est important pour moi de vivre pleinement ce mandat », assure la jeune femme qui se dit choquée par les « discriminations du quotidien ». « Je suis dans une filière franco-marocaine et j’ai vu les inégalités qui sévissaient au Maroc. J’ai également fait un stage en zone rurale au Sénégal et travaillé sur les violences sexuelles, poursuit celle qui a travaillé pour l’ONG Care International à Casablanca. Je refuse de vivre dans un monde où l’on ne tente pas de combattre ces violences, qu’elles soient commises en Afrique ou à Bordeaux. »