Bordeaux : Le premier barbershop qui propose des coupes courtes aux mêmes tarifs à sa clientèle masculine et féminine vient d'ouvrir

COMMERCE Lucie Bouteila vient d'ouvrir un barbershop rue du Mirail à Bordeaux qui a la particularité de ne pas proposer de tarifs féminins et masculins. Ils dépendent du travail sur la coupe, forcément courte, et non du sexe du client

Elsa Provenzano

— 

Chez Holy Cut, les tarifs pour les hommes et les femmes sont les mêmes.
Chez Holy Cut, les tarifs pour les hommes et les femmes sont les mêmes. — Holy Cut Bordeaux
  • Le premier barbershop unisexe, qui coiffe femmes et hommes aux mêmes prix vient d'ouvrir à Bordeaux. 
  • En règle générale, les tarifs pour les coupes féminines sont plus chères chez les coiffeurs classiques. 

Dans un nouveau salon bordelais, c’est la longueur de vos cheveux et le temps passé à les coiffer qui vont influencer le prix final alors que dans la majorité des salons, les tarifs pour la clientèle féminine sont plus élevés, peu importe la coupe. Chez Holy Cut, rue du Mirail à Bordeaux, on propose depuis le 7 janvier des coupes courtes aux mêmes prix pour les hommes et les femmes.

Si une quinzaine de barbershops existent déjà sur la capitale girondine, les femmes en quête d’une coupe courte en sont refoulées, contraintes alors d’aller payer un tarif un peu plus élevé dans un salon de coiffure classique. Lucie Bouteila, qui vient d’ouvrir Holy Cut, l’a constaté quand elle a travaillé dans l’une de ces enseignes bordelaises.

La clientèle féminine n’est pas habituée aux barbiers

Elle-même adepte des coupes courtes depuis une quinzaine d’années, elle trouvait un peu « injuste » de débourser jusqu’à 50 euros pour se faire coiffer, avec en prime un coiffeur par forcément très habile sur ce type de coupe. Convaincue qu’il y a « forcément une demande », elle a donc décidé d’ouvrir sa propre enseigne : « les tarifs sont établis en fonction de la longueur des cheveux et des techniques utilisées (fondus, dégradés, texturisation etc.) », précise-t-elle.

Si des barbershops unisexes existent déjà à Paris ou à Londres, la clientèle bordelaise n’y est pas habituée. « Je communique sur les réseaux sociaux pour avertir la clientèle, féminine surtout, qui n’a pas l’habitude de pousser la porte d’un barbier », souligne Lucie Bouteila. Parmi ses premières clientes, des jeunes femmes, des adolescentes, mais aussi « une retraitée, ravie de payer seulement 36 euros sa coupe », raconte la gérante.

Les tarifs s’échelonnent entre 26 euros pour une coupe à la tondeuse et jusqu’à 46 euros pour une coupe plus structurée qui suppose davantage de travail. Seule aux commandes pour l’instant, Lucie Bouteila espère recruter prochainement une petite équipe à ses côtés.