Bordeaux: 16 personnes en garde à vue, soupçonnées d'avoir planifié des violences

ENQUETE Une enquête pour association de malfaiteurs en vue de commettre des dégradations et violences sur des représentants de la force publique a été ouverte

B.D. avec AFP

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Des agents de police. (illustration)
Des agents de police. (illustration) — ISA HARSIN/SIPA

Seize personnes ont été placées en garde à vue après la découverte ce samedi dans un appartement situé au Bouscat, en Gironde, de produits chimiques et de clous susceptibles d’être utilisés pour commettre des violences lors d’une manifestation le même jour, a-t-on appris de source policière.

Une enquête pour association de malfaiteurs en vue de commettre des dégradations et violences sur des représentants de la force publique a été ouverte, a indiqué cette source appartenant à la DDSP (direction départementale de la sécurité publique), confirmant des informations de Sud-Ouest.

Acide, bouchons percés de clous en fer et projectiles

L’opération, effectuée sur la base d’un renseignement par des policiers de la DDSP et de la brigade de recherche et d’intervention, a eu lieu à la mi-journée, peu avant le début à Bordeaux d’une manifestation « contre la précarité et le chômage » qui a rassemblé plus de mille personnes, dont des « gilets jaunes ».

Des produits chimiques, notamment de l’acide, d’autres liquides et des bouchons percés de clous en fer, ainsi que d’autres objets pouvant être lancés sur les forces de l’ordre dans le cadre d’une manifestation, ont été saisis dans cet appartement du Bouscat, commune limitrophe de Bordeaux, qui avait été loué pour le week-end.

Les personnes placées en garde à vue sont des hommes et des femmes âgés de 25 à 45 ans, originaires de plusieurs départements dont la Gironde. Le parquet de Bordeaux n’a pas donné suite dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP.