Bordeaux : En commençant par les cantines, la Ville veut s’attaquer au fléau du gaspillage alimentaire

ENVIRONNEMENT La ville de Bordeaux a présenté ce lundi un éventail de mesures pour lutter contre les denrées alimentaires qui finissent à la poubelle.

Elsa Provenzano

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Des tables de tri ont été mises en place dans 80 % des écoles élémentaires.
Des tables de tri ont été mises en place dans 80 % des écoles élémentaires. — T.Sanson / mairie de Bordeaux
  • La mairie de Bordeaux a présenté, ce lundi, son plan de lutte contre le gaspillage alimentaire.
  • A la cantine des tables de tri en fin de repas et des partenariats pour des dons aux associations de denrées non consommées ont été mis en place.
  • La Ville veut aussi développer les initiatives autour de l’alimentation, notamment avec une pépinière qui serait installée sur l’ancien Marché d’intérêt national (MIN).

Eviter que des denrées alimentaires ne finissent à la poubelle, c’est l’objectif affiché de la mairie de Bordeaux qui a présenté, ce lundi, un éventail de mesures pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Dans les écoles, le programme d’éveil au goût lancé par la mairie et qui consiste à « responsabiliser les enfants sur ce qu’ils mettent dans leurs assiettes », explique Emmanuelle Cuny, adjointe au maire en charge de  la restauration collective, porte bien ses fruits. Elle rapporte qu’il y a eu une réduction des déchets de 25 à 35 % dans les écoles élémentaires tests et que le programme va être étendu dès 2020 aux autres écoles avec un objectif de réduction des déchets porté à 50 %.

Des tables de tri à la cantine

Autre nouveauté à la cantine, des tables de tri ont été installées, notamment pour rassembler les déchets biodégradables. 80 % des écoles élémentaires de la ville sont équipées aujourd’hui et 100 % le seront en janvier, assure la Ville. En 2020, ce sera au tour des écoles maternelles.

La cuisine centrale du Sivu, qui prépare 23.000 repas par jour dont ceux destinés aux écoliers bordelais, a noué un partenariat avec la Banque alimentaire de la Gironde. En 2018, elle lui a donné 20 tonnes de denrées alimentaires. « On a noué des partenariats avec des associations pour tout ce qui n’est pas consommé dans les écoles », appuie Emmanuelle Cuny. « Cette réduction des déchets doit pouvoir se traduire à terme par une sobriété financière », a ajouté Nicolas Florian le maire de Bordeaux.

Et plus largement, les élus ont voulu montrer qu’une émulation se mettait en place sur l’alimentation. « On aimerait ouvrir des cuisines collectives dans les quartiers et faire du marché d’intérêt national (MIN) une pépinière autour de l’innovation alimentaire », lance Alexandra Siarri, adjointe au maire chargée de la ville de demain.