Bordeaux : Un coursier bordelais à Londres pour livrer ses revendications à Deliveroo

SOCIAL Après s’être rendu à vélo à la direction française de l’entreprise, Jérémy Wick et des livreurs syndiqués sont allés à Londres porter leurs revendications au siège social de Deliveroo

Mickaël Bosredon

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Jeremy Wick, avec d'autres livreurs et syndicalistes, étaient à Londres mercredi pour porter leurs revendications au siège de Deliveroo.
Jeremy Wick, avec d'autres livreurs et syndicalistes, étaient à Londres mercredi pour porter leurs revendications au siège de Deliveroo. — Jeremy Wick.
  • Jérémy Wick devient le porte-parole des livreurs à vélo à Bordeaux.
  • En septembre avait pédalé jusqu’à Paris, en passant par sept villes, pour porter ses revendications.
  • Son action s’étant avérée infructueuse, il est allé cette semaine avec d'autres livreurs syndiqués à Londres au siège de Deliveroo.

Après Paris, Londres ! Le livreur bordelais de l'enseigne Deliveroo Jérémy Wick, que 20 Minutes avait rencontré le 12 septembre dernier, s’est rendu cette semaine dans la capitale anglaise au siège social de Deliveroo, l’entreprise de livraison de repas à domicile. Avec des livreurs syndiqués, il est allé y livrer une série de doléances pour améliorer les conditions de travail de ces coursiers qui font parfois 700 km par semaine.

Jérémy Wick, porte parole des coursiers à vélo à Bordeaux.
Jérémy Wick, porte parole des coursiers à vélo à Bordeaux. - M.Bosredon/20Minutes

Jérémy Wick, qui devient peu à peu le porte-parole des livreurs bordelais, nous explique que l’action qu’il avait menée à Paris avec quatre autres coursiers, n’a pas eu les résultats escomptés. « Nous avons pédalé 1.000 km en nous arrêtant dans sept villes afin d’aller à la rencontre d’autres livreurs de l’enseigne, rappelle Jérémy Wick, et cela a abouti à un échec des négociations avec la direction de l’entreprise. »

Avec les syndicats de livreurs

Comme prévu, il a donc décidé de pousser la revendication plus loin, et de se rendre directement au siège social de l’enseigne. Il a pris cette fois-ci l’avion pour se rendre à Londres. « Je ne suis pas parti avec la même équipe, nous étions cette fois-ci trois livreurs, qui représentaient chacun un syndicat de livreurs en France. »

Si la réunion avec la direction de Deliveroo n’a pas eu lieu, Jérémy Wick et ses camarades ne sont pas totalement insatisfaits de son nouveau périple. Il a pu notamment rencontrer Jason Moyer-Lee, le secrétaire d’IWGB, l’Indépendant Workers Union of Great Britain, qui s’élève contre Deliveroo et Uber dans son pays.

« Porter nos actions à l’échelle internationale »

« Nous avons discuté de nos situations respectives et de nos méthodes également pour savoir ce qui fonctionne ou pas, raconte Jérémy Wick. L’objectif principal étant désormais de travailler plus fréquemment et efficacement ensemble afin de porter nos actions à l’échelle internationale. Nous allons également être en relation avec les Italiens, les Espagnols ainsi que les Belges. »

Pour rappel, le porte-parole des coursiers dénonce, entre autres, « la politique tarifaire » qui serait de moins en moins intéressante, dans le but de favoriser les courses « intermédiaires et longues » délaissées par les livreurs selon Deliveroo. Une nouvelle grille que l’entreprise juge, elle, « plus juste. »

Jérémy Wick a également lancé une pétition en ligne sur change.org, qui a reçu quelque 66.000 signatures.