Au casino de Bordeaux, les joueurs se serrent la ceinture

POUVOIR D'ACHAT Une baisse d'activité de 15 % par rapport à l'an dernier... Au casino Barrière de Bordeaux, on n'échappe pas à la crise économique «qui touche l'ensemble de la profession», souligne Laurent Balmier, directeur général de l'établissement...

Marion Guillot

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Pour réagir à la baisse d’activité de son établissement, le casino s’est adapté en proposant des mises minimales à 5 cents sur les machines à sous.
Pour réagir à la baisse d’activité de son établissement, le casino s’est adapté en proposant des mises minimales à 5 cents sur les machines à sous. — C. BLUMBERG / 20 MINUTES

Une baisse d'activité de 15 % par rapport à l'an dernier. Au casino Barrière de Bordeaux, on n'échappe pas à la crise économique «qui touche l'ensemble de la profession», souligne Laurent Balmier, directeur général de l'établissement. Pour les casinotiers, l'année avait déjà mal commencé: «L'interdiction de fumer dans les lieux publics a provoqué un décrochage de notre activité de 10%», rappelle-t-il. Car désormais, les clients ont tendance à délaisser machines à sous et tables de jeux «pour aller fumer dehors». Certains écourtent même leur soirée. Mais depuis cet été, les inquiétudes liées au pouvoir d'achat ont durci la tendance. «Les mises moyennes sont passées de 60 euros en 2007 à 50 euros cette année», note le directeur. Activité la plus touchée : les machines à sous, qui représentent 80 % des recettes de l'établissement. Des pertes que les tables de poker et la fréquentation des spectacles - qui sont en progression - ne suffisent pas à compenser.

Cette année, le casino de Bordeaux devrait ainsi réaliser 5 millions d'euros de chiffre de moins qu'en 2007, où le produit des jeux avait atteint 45 millions d'euros. Un bilan loin d'être catastrophique, mais qui pourrait avoir des conséquences sur les recettes fiscales de la ville, à qui le casino reverse une partie de ses gains. «C'est une baisse assez sensible», regrettait hier Hugues Martin, adjoint aux finances d'Alain Juppé. Pour tenter d'inverser la tendance, l'établissement de jeux a consenti des adaptations: «Nous avons abaissé la mise minimale à 5 centimes d'euros sur les machines à sous», indique Laurent Balmier.