Bordeaux: Des jeunes écolos bloquent un McDonald's qu'ils assimilent à «une scène de crime écologique»

ENVIRONNEMENT Des jeunes du mouvement pour le Climat ont occupé dimanche durant plusieurs heures un McDonald's du centre-ville de Bordeaux

20 Minutes avec AFP

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Les jeunes de Youth for Climate occupent le McDonald's de la rue Sainte-Catherine à Bordeaux, le dimanche 14 juillet 2019.
Les jeunes de Youth for Climate occupent le McDonald's de la rue Sainte-Catherine à Bordeaux, le dimanche 14 juillet 2019. — Mehdi. Fedouach - AFP

« Pourquoi manger maintenant ce qui nous tuera demain ». C’est avec ce slogan, inscrit sur une grande banderole blanche, que 70 jeunes environ, essentiellement des lycéens, ont occupé un restaurant McDonald's du centre-ville de Bordeaux​ dimanche.

Ces militants du mouvement Youth for Climate, qui tenait ses assises nationales dans la capitale girondine, ont mené cette opération pour dénoncer un « symbole de la surconsommation, du gaspillage et de l’élevage intensif ». Durant plusieurs heures, les manifestants ont barré les accès par des sit-in et déployé autour du fast-food une rubalise rouge et blanche pour délimiter « la scène de crime écologique ».

Un nouveau mode de mobilisation

Après les marches des jeunes pour le Climat, les « light off » [extinction sauvage des enseignes lumineuse] ou encore les « clean walks » [marche de ramassage des déchets], ce blocage s’inscrit dans le cadre de la diversification des actions du mouvement. « On se rend compte que les marches ont très bien mobilisé, mais qu’elles ne suffisent plus et qu’il nous faut diversifier nos actions », souligne Aricie Bartelmé, co-organisatrice des assises qui ont réuni quelque 130 participants, dont la moyenne d’âge était de 17 ans.

Le coup d’éclat de la rue Saint-Catherine n’a pas suscité une forte hostilité des principaux concernés. « Sauver la planète, on ne peut qu’être d’accord. McDonald’s fait d’ailleurs des efforts de tri. (…) a réagi avec philosophie Christian Luttman, le responsable du restaurant. Notre public, c’est beaucoup de jeunes, on sait qu’on a intérêt à les entendre. »