Il reste un projet européen pour se consoler

Fabienne Cosnay - ©2008 20 minutes

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Hisser Bordeaux au rang de métropole européenne. C'est l'objectif affiché par les élus aquitains, réunis hier autour du projet Eura-t­lantique. « Nous voulions faire de Bordeaux une grande capitale européenne de la culture, c'est raté. Avec Euratlantique, nous allons dessiner une nouvelle ville », a souligné Alain Juppé.

En gestation depuis plusieurs mois, le projet d'aménagement urbain autour de la gare Saint-Jean, en vue de l'arrivée de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux en 2015, se précise. Lundi, le ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo a confirmé qu'Euratlantique se ferait avec l'aide de l'Etat, dans le cadre d'une opération d'intérêt national. Pour mener le projet, un établissement public d'aménagement (EPA) sera créé à la fin de l'année. De l'avis de tous, cet EPA va donner un coup d'accélérateur à Euratlantique, en mettant autour de la même table tous les acteurs concernés par l'opération, à savoir l'Etat, les collectivités locales, la SNCF et Réseau ferré de France.

Au-delà de l'extension de la gare Saint-Jean, qui doit accueillir 20 millions de voyageurs à l'horizon 2015, c'est tout le sud de l'agglomération qui va être repensé. Sur les secteurs de Saint-Jean et Belcier, un gigantesque quartier d'affaires européen doit sortir de terre. Au programme, 50 000 à 70 000 m2 de bureaux, des hôtels et un espace dédié à la culture à l'emplacement des anciens abattoirs. La construction d'un centre commercial de 20 000 m2 est également envisagée. L'habitat, enfin : deux mille logements seront créés dans les secteurs en friche Amédée Saint-Germain et Gattebourse, dans le quartier Belcier.