Le rêve de Bordeaux 2013 s'évanouit, et après ?

CAPITALE EUROPEENNE Bordeaux se réveille avec la gueule de bois...

Marion Guillot

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Alain Juppé a fait part de sa déception
Alain Juppé a fait part de sa déception — P. SAURA / 20MINUTES

Bordeaux se réveille avec la gueule de bois. Alors que la ville vient de passer à côté du titre de capitale européenne de la culture, la question est désormais de savoir ce qu'il restera de la mobilisation autour de ce grand projet. Sachant que Bordeaux ne pourra briguer le titre à nouveau qu'en 2026 ou 2027, si elle fait partie des villes françaises sélectionnées... D'ici là, que va-t-il se passer ? Dans l'optique de 2013, les collectivités et le monde économique s'étaient engagés à investir 60 millions d'euros pour le développement de la culture. Après un tel volontarisme affiché, les acteurs culturels et le public bordelais sont aujourd'hui en droit d'attendre des réalisations concrètes.

« On ne va pas laisser tomber et tout cela ne restera pas sans lendemain », a promis hier Alain Juppé. Plusieurs projets verront le jour quoi qu'il arrive : «L'auditorium ouvrira en 2010 et l'aménagement de la base sous-marine va continuer», a-t-il assuré. D'autres infrastructures sont toujours sur les rails, comme la salle de grande capacité Arena, qui devrait être inaugurée d'ici à 2013, à Floirac. Rive droite toujours, dans le quartier de La Bastide, la friche de la caserne Niel accueillera prochainement le projet Darwin, un ensemble immobilier comprenant des entreprises, une fabrique créative composée d'ateliers d'artistes et des commerces écolos. Une maison des cultures du monde doit ouvrir à Cenon en 2011, ainsi qu'une maison des langues à Pessac en 2013.

Côté programmation, l'avenir est plus flou, même si les élus se sont dits conscients de l'intérêt économique et social des grands rendez-vous culturels. La première édition du festival Evento, dédié à la création contemporaine, est en tout cas maintenue pour 2009, a précisé le maire de Bordeaux. «Nous avons une responsabilité particulière envers le monde de la culture, (...) qui a besoin d'être consolidé», a reconnu le président PS de la CUB, Vincent Feltesse.