Gironde: On vous dit où en est le fameux plan collèges 2024 et comment il va évoluer

EDUCATION Douze nouveaux collèges vont être construits d'ici à 2024 en Gironde, et le département annonce être déjà en train de regarder les besoins pour les années suivantes

Mickaël Bosredon

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Image de synthèse du projet de restructuration du collège Toulouse-Lautrec à Langon (Gironde)
Image de synthèse du projet de restructuration du collège Toulouse-Lautrec à Langon (Gironde) — Groupement GCC
  • Le plan collèges-2024 du département est en ordre de marche, et les premières livraisons s'effectueront à la rentrée 2021.
  • Certains projets ont toutefois eu du mal à se concrétiser, en raison de la contrainte du foncier, ou de tensions avec les élus locaux.
  • Le président du département Jean-Luc Gleyze reste ferme sur la localisation des projets annoncés, mais révèle qu'il regarde déjà les besoins des territoires pour l'après-2024, notamment dans le sud-Médoc.

Du Médoc à Arcachon en passant par la métropole, les collèges du département, en sureffectif, semblent craquer de toutes parts. Autant dire que la réalisation de l’ambitieux « plan collèges 2024 » lancé par le président du conseil départemental, Jean-Luc Gleyze (PS), en septembre 2017, est attendu impatiemment.

« Lorsque j’ai pris la présidence du département en 2015, il était prévu de construire trois nouveaux collèges, mais une étude a fait ressortir que nous allons devoir accueillir 10.000 nouveaux collégiens d’ici à 2025, rappelle-t-il. Donc, ce n’est pas trois collèges supplémentaires qu’il nous fallait, mais 12 ! A cela, il a fallu rajouter la réhabilitation de dix collèges, le tout pour une enveloppe exceptionnelle de 500 millions d’euros. »

« Des structures provisoires à certains endroits » ?

Un peu plus de dix-huit mois après l’annonce de ce plan, où en est-on ? « De premières livraisons sont déjà programmées, annonce Jean-Luc Gleyze, comme le collège Mayaudon sur la rive droite à Bordeaux, et la réhabilitation du collège de Langon, tous deux pour la rentrée 2021. Le dernier sera celui de Fargues-Saint-Hilaire, prévu pour 2024. Notre ambition est de livrer dans les temps, sachant qu’il faut compter entre 18 mois et deux ans pour une construction. Mais à certains endroits, nous serons peut-être contraints d’installer des structures provisoires le temps que le collège soit livré. A Mérignac par exemple, il y a déjà de la saturation. »

La mise en œuvre de certains projets s’est parfois avérée délicate, à commencer par le quadrant nord-ouest de la métropole, à la frontière avec le sud-Médoc. « C’est un secteur extrêmement sollicité », confirme Jean-Luc Gleyze.

« La question de la localisation se fait aussi en fonction de la carte scolaire »

Trois collèges, au Pian, à Parempuyre et au Haillan, y sont programmés. Les débats avec certains élus locaux ont été âpres sur ces localisations. Mais le département confirme que ces trois collèges verront bien le jour, là où ils étaient prévus, au grand dam du Taillan-Médoc qui réclame depuis des années un établissement, et qui assure disposer d’un terrain compatible.

« La maire du Taillan-Médoc a mis en avant que c’était la seule commune de la métropole de plus de 10.000 habitants à ne pas avoir de collège. Mais c’est plus compliqué que cela, car la question de la localisation se fait aussi en fonction de la carte scolaire. » Et Jean-Luc Gleyze d’annoncer que « nous sommes déjà en train de regarder l’après-2024 sur ce secteur, car le sud-Médoc est en forte croissance, et il va probablement le rester à terme. »

« Sur l’arrière du Bassin d’Arcachon, ce sont souvent des familles qui s’installent »

Autre territoire sous tension, le Bassin d’Arcachon. « Il y a déjà un collège à Mios, et nous allons en réaliser un au Barp, mais l'évolution de population y est énorme. La ville de Mios a multiplié sa population par deux en dix ans. Et si celle de la ville d’Arcachon a tendance à vieillir, sur l’arrière du bassin ce sont souvent des familles qui s’installent. »

Le problème, poursuit le président du département, « c’est que là où il y a la plus forte croissance démographique, c’est précisément là où nous avons le plus de mal à trouver du foncier. Sur la métropole par exemple, cela a été la croix et la bannière pour trouver deux terrains pouvant accueillir les deux projets sur le secteur Euratlantique. »

Le projet de restructuration du collège de Langon (Gironde).
Le projet de restructuration du collège de Langon (Gironde). - Groupement GCC

Concernant la réalisation des bâtiments, « la contrainte environnementale est une priorité » insiste Jean-Luc Gleyze. « A Langon par exemple, il y aura sur le préau un vitrail qui comprend des cellules photovoltaïques qui produiront de l’électricité dans le bâtiment. Nous demandons systématiquement des solutions innovantes, en matière de photovoltaïque, de géothermie, ou sur la récupération des eaux… »