Bordeaux: Ce que l’on sait après la découverte du corps sans vie d’un enfant de 4 ans aux côtés de sa mère inanimée

JUSTICE Le parquet de Bordeaux informe que le petit garçon est décédé d’une « cause toxique », selon les conclusions de l’autopsie

Elsa Provenzano

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Marie-Madeleine Alliot, procureur de la République a tenu une conférence de presse ce mardi.
Marie-Madeleine Alliot, procureur de la République a tenu une conférence de presse ce mardi. — E.Provenzano / 20 Minutes
  • Ce lundi, un père de famille a découvert le corps sans vie de son petit garçon de 4 ans avec sa compagne inconsciente à ses côtés.
  • Ce mardi, le parquet de Bordeaux indique que l’autopsie du garçonnet montre une « cause toxique », sans doute l’ingestion de médicaments.
  • La mère de famille est dans un coma avancé et son pronostic vital est engagé.
  • Le père a été entendu comme témoin et les auditions de l’entourage se poursuivent pour comprendre ce qui s’est passé.

Ce n’est que le début de l’enquête lancée lundi soir par la brigade départementale de la protection de la famille. Un père de famille d’une cinquantaine d’années a donné l'alerte en rentrant chez lui, découvrant le corps sans vie de son petit garçon de 4 ans et de celui, inanimé, de sa compagne, âgée de 40 ans. Ils gisaient tous les deux dans la même chambre, à leur domicile de Mérignac près de Bordeaux.

Le Parquet de Bordeaux a organisé une conférence ce mardi, informant la presse que la mère de famille se trouvait dans « un coma avancé », et que son pronostic vital était engagé. Le père a été entendu comme témoin, et les auditions des proches et du voisinage sont en cours.

« Une cause toxique »

L’autopsie a confirmé que la cause du décès du garçonnet était toxique, provoquée par « une décompensation cardio-respiratoire », peut-être par ingestion de médicaments. Marie Madeleine Alliot, procureure de la République à Bordeaux, précise que les conclusions de l’autopsie montrent que « l’enfant ne présentait pas de traces de piqûre ou de violences sur le corps. Il semblerait qu’il n’ait pas souffert, qu’il se soit endormi sans se réveiller ».

Il est confirmé que la mort remonte à ce lundi, sans qu’il soit possible de fixer l’heure. Les analyses toxicologiques en cours permettront de la préciser et également de déterminer quel type de médicament a été ingéré. 

La mère de famille aurait elle aussi pris des substances médicamenteuses. « Cette enquête a débuté lundi soir au domicile avec divers prélèvements et scellés effectués en vue de recherches extérieures », précise Céline Plumail, commissaire divisionnaire, et adjointe à la direction départementale de la sécurité publique, chargée des investigations.

Une famille décrite comme « sans histoires »

La mère est secrétaire médicale à l’hôpital Pellegrin, en arrêt de travail depuis le mois de février, et le père directeur commercial. Ils ne sont pas connus des services de la police et de la justice. « Cela paraît être une famille sans histoires, résume la procureure. Il est prématuré de dire s’il y avait mésentente ou pas du couple. » Ils vivaient dans une maison décrite comme « bourgeoise », à Mérignac.

La mère de famille a laissé une lettre, dont le contenu n’a pas été dévoilé. « Nous n’excluons aucune piste à cette heure, a conclu Marie-Madeleine Alliot. Les investigations prennent du temps ».