Une plainte déposée pour pollution

Fabienne Cosnay - ©2008 20 minutes

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Interdites à la vente depuis près d'un mois, les huîtres du banc d'Arguin sont à nouveau commercialisables depuis vendredi. Mais les professionnels sont déjà passés à l'offensive. Excédés par les fermetures à répétition (voir encadré), la section régionale conchylicole et 158 ostréiculteurs ont déposé, mardi dernier et pour la première fois, une plainte pénale contre X pour pollution des eaux marines. Jean-Charles Mauviau, directeur de la section régionale conchylicole, espère ainsi « rappeler à l'Etat, chargé de la police de l'environnement, qu'il doit prendre ses responsabilités face à la crise traversée par les ostréiculteurs du Bassin ».

Cet été, les 350 entreprises de conchyliculture de la région ont, une fois de plus, été confrontées à une interdiction de vendre : quatre semaines de fermeture pour les huîtres du banc d'Arguin, neuf jours pour les autres sites du Bassin. Un nouveau coup dur pour la profession qui, à cette période de l'année, réalise habituellement 30 % de son chiffre d'affaires. « L'Etat applique le principe de précaution à l'extrême, mais dans le même temps, on a des souris qui meurent sans qu'on sache pourquoi. Le test de la souris n'est qu'une méthode de veille sanitaire. A un moment donné, il faut identifier le problème et trouver les responsables de cette pollution », souligne François Ruffié, l'avocat des ostréiculteurs. Pesticides, eaux usées et bateaux de plaisance sont plus que jamais dans le viseur.