Bordeaux : Avec «Ciné-Notes», l’opéra va en mettre plein les oreilles aux cinéphiles

FESTIVAL La deuxième édition du festival «Ciné-Notes» de l'opéra de Bordeaux sera consacrée au grand compositeur Bernard Herrmann

Mickaël Bosredon

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Le festival Ciné-Notes à Bordeaux propose des projections de grands classiques dont la musique est jouée en livre par l'ONBA.
Le festival Ciné-Notes à Bordeaux propose des projections de grands classiques dont la musique est jouée en livre par l'ONBA. — Caroline Notari – ONB
  • L’opéra de Bordeaux rend hommage cette année à l’un des plus grands compositeurs de musiques de films.
  • Bernard Herrmann était très célèbre entre les années 1950 et 1970 et a signé les musiques de films d’Hitchcock, Scorsese ou Orson Welles.
  • Le 15 mars, l’orchestre de l’opéra jouera en live la musique du film Sueurs Froides pendant sa projection à l’auditorium.

Le cinéma et la musique, c'est une vieille histoire d'amour. C’est ce qui a donné l’idée à Benoit Daldin de créer le festival Ciné-Notes à l’opéra de Bordeaux. Une véritable fête des sens qui permettra aux amoureux du septième art comme aux mélomanes de profiter de la projection de chefs-d’œuvre au sein de cet écrin qu’est l’auditorium. Avec, en point d’orgue, le ciné-concert du 15 mars : pendant la projection sur écran géant du célèbre Sueurs Froides d’Alfred Hitchcock, l'ONBA (Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine) jouera en direct la musique du film !

Après Philippe Sarde l'année dernière, Ciné-Notes sera consacré cette année à Bernard Herrmann, le célèbre compositeur hollywoodien qui a travaillé pour Alfred Hitchcock, Martin Scorsese ou Orson Welles.

Herrmann, « un compositeur qui s’adapte au réalisateur »

Ce qui caractérise la musique d’Herrmann, « c’est que ce sont des musiques très vivantes qui racontent bien ce qui est en train de se passer, analyse Benoit Daldin. Il y a à peine besoin d’images pour comprendre la scène. »

« Herrmann venait d’une école de compositeurs qui se sont fait connaître à Hollywood pour leurs grandes musiques symphoniques reprises au cinéma, poursuit Benoit Daldin. Mais Herrmann s’est rendu célèbre en adaptant sa musique aux films. Dans Psychose, cela va de la scène de douche, que tout le monde connaît, aux grandes envolées lyriques à la Wagner, et pour d’autres films cela passe aussi par le jazz. C’est un vrai compositeur de musiques de films qui s’adapte au réalisateur. »

Plusieurs grands compositeurs, qui l’ont côtoyé, « s’en sont inspirés par la suite, poursuit Benoit Daldin : John Williams (qui a signé la musique de la saga Star Wars), Nino Rota (Le Parrain, et qui a travaillé pour Fellini), Jerry Goldsmith (La planète des singes) ont fait de même. »

Le festival Ciné-Notes entend ainsi réhabiliter ces grands compositeurs. « Nous visons un public cinéphile, mais aussi mélomane, qui vient écouter tout d’abord la qualité d’écriture musicale de ces grands compositeurs, qui sont parfois les grands oubliés dans le monde du cinéma. On va essayer de leur rendre justice. »

Un festival encore plus ambitieux pour 2020

Au programme pour cette deuxième édition, un concert symphonique les 7 et 8 mars : l’ONBA, sous la direction de David Charles Abell, fera frissonner les spectateurs en rejouant les célèbres musiques de Citizen Kane, Psycho ou encore La mort aux trousses… Deux monuments du 7e art, dont les musiques sont signées Bernard Herrmann, seront projetés le samedi 9 mars : Taxi Driver et Pas de printemps pour Marnie (pour 6 euros)A ne pas manquer non plus, une conférence animée par le journaliste, critique de cinéma et réalisateur Thierry Jousse, pendant laquelle le pianiste Jean-Michel Bernard, qui a notamment travaillé avec Michel Gondry, interprètera des œuvres d’Herrmann. Et bien sûr le ciné-concert du 15 mars.

Face au succès rencontré, le festival devrait évoluer en 2020 : « nous travaillons à un événement plus large et plus ambitieux. »

Ciné-Notes, du 7 au 15 mars à l’auditorium de l’opéra de Bordeaux. Réservations sur la billetterie de l'opéra de Bordeaux.