«Gilets jaunes»: Le député LFI Loïc Prud'homme accuse la police de l'avoir matraqué

VIOLENCES En réponse, le préfet de la Gironde a soutenu l'action des forces de l'ordre

G. N. avec AFP

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Le député Loïc Prud'homme au palais Bourbon, le 21 février 2019.
Le député Loïc Prud'homme au palais Bourbon, le 21 février 2019. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le député de La France Insoumise Loïc Prud’homme a accusé samedi la police de l’avoir matraqué alors qu’il quittait une manifestation des «gilets jaunes» à Bordeaux. « Matraqué alors que je quittais la manifestation tranquillement. @CCastaner @PrefAquitaine33 les violences policières n’existent pas ? Ça suffit, vous semez le chaos ! », a écrit l’élu de 49 ans dans un message, accompagné d’une vidéo.

Sur ces images, Loïc Prud’homme montre son oreille gauche sur laquelle on distingue une tache de sang. « Je viens de me faire matraquer par les forces de l’ordre alors que je rentrais tranquillement récupérer mon vélo. Voilà le travail de la police, quand on se replie gentiment, qu’on est député de la République », dit-il dans la vidéo. Dans un autre message sur Twitter, l’élu de Gironde, qui n’a pas immédiatement pu être joint par téléphone par l’AFP, annonce avoir fait « un signalement » à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN).

Le préfet Didier Lallement a rapidement répliqué sur le compte Twitter de la préfecture : les forces de l’ordre « ont correctement fait leur travail » lors d’une « manifestation non déclarée, sur un axe interdit par arrêté préfectoral et après sommations ». « Je les soutiens totalement », écrit-il.

Le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon​ a rapidement réagi sur le réseau social : « Et maintenant ils matraquent un député insoumis, @PrudhommeLoic, à #Bordeaux. Il faut arrêter cette dérive. Ce n’est plus la France ça ». Dans la foulée, La France Insoumise a affirmé dans un communiqué que Loïc Prud’homme avait été matraqué « en toute impunité » par « des policiers » alors qu’il « partait pacifiquement de la manifestation ». « Ils l’ont fait consciemment après avoir reconnu la fonction de Loïc, ont-il dénoncé. Frapper un député symbolise la dérive autoritaire actuelle. Nous demandons immédiatement la démission de M. Castaner, ainsi que des excuses et l’ouverture d’une enquête de l’IGPN. »

Loïc Prud’homme a précisé sur BFM-TV qu’il avait montré sa carte de député à la police, avant de prendre une « volée de coups de matraque assez copieuse ».