Poitiers: Nouvelles attractions, énorme soufflerie... ce que vous prépare le Futuroscope

LOISIRS Le parc du Futuroscope à Poitiers vient de lancer sa nouvelle saison, et se projette déjà jusqu’en 2020, où de nombreux projets devraient sortir de terre

Mickaël Bosredon

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Le parc du Futuroscope à Poitiers.
Le parc du Futuroscope à Poitiers. — Futuroscope/Brune/Calune
  • Pour cette saison 2019, le Futuroscope va proposer un nouvel espace pour les enfants, « Futuropolis ».
  • Il envisage d’augmenter fortement le montant de ses investissements ces prochaines années pour densifier le nombre d’attractions dans le parc.
  • Un simulateur de chute libre et une Arena de 6.000 places seront aussi construits sur la zone dans les deux prochaines années, tandis qu’un deuxième parc, plus petit, pourrait voir le jour d’ici à 10 ans.

Le parc du Futuroscope vient tout juste de rouvrir ses portes pour la nouvelle saison 2019, avec quelques nouveautés dont Planet Power, un film en 3D sur l'aventure de Solar Impulse, cet avion qui a fait le tour du monde avec l’énergie solaire.

La nouvelle attraction 2019 du Futuroscope, Planet Power.
La nouvelle attraction 2019 du Futuroscope, Planet Power. - Futuroscope

Le parc de loisirs effectuera un « second lancement » aux vacances d’avril. « Nous allons entièrement refondre l’ensemble de la zone du "Monde des enfants", c’est un gros travail car il s’agit de 9 hectares sur les 30 hectares du parc, explique Rodolphe Bouin, le nouveau directeur général du Futuroscope. Nous allons la débaptiser pour la renommer "Futuropolis". Ils trouveront dedans "la ville de demain" où ils pourront se projeter sur les métiers du futur, et notamment à valeur écologique. Il y en aura pour tous les âges et particulièrement les 5-6 ans avec une densité d’attractions très intéressante. »

Une montagne russe ?

Mais le Futuroscope regarde déjà bien plus loin. « La moitié de nos visiteurs vient sur deux jours, analyse Rodolphe Bouin. Nous pensons que notre développement passe par le "deux-jours" voire le "trois-jours", et en attirant une population qui viendrait de plus loin. Pour cela il va nous falloir plus de contenus. »

« Nous investissons aujourd’hui entre 13 et 15 millions d’euros par an, poursuit le directeur général, et ce programme est actuellement discuté avec les actionnaires car nous souhaitons changer de braquet et monter assez significativement ce niveau pour aller plus haut. Il va nous falloir de nouvelles attractions de qualité à très forte capacité, sinon on joue avec les files d’attente et l’insatisfaction, et ce n’est pas bon. Nous visons ainsi une nouvelle très grosse attraction en 2020 [qui devrait être une montagne russe sur le thème de l’espace], pour laquelle l’investissement pourrait monter à 20 millions d’euros, puis encore trois autres par la suite. »

« L’Extraordinaire voyage » reste l’attraction numéro un

Ces deux dernières années, le Futuroscope – qui réunit à ce jour 25 attractions – a déjà renouvelé 25 % de son offre. « Nous avons lancé il y a deux ans « L'extraordinaire voyage », qui reste le plus gros investissement que le Futuroscope ait jamais fait – 13,5 millions d’euros – et c’est aujourd’hui notre attraction numéro un. On a aussi investi 6 millions d’euros dans une attraction en réalité virtuelle autour de Sébastien Loeb l’an dernier. »

L'attraction L'extraordinaire voyage au Futuroscope.
L'attraction L'extraordinaire voyage au Futuroscope. - Futuroscope/Cube Creative/Brune/B.Comtesse

Ce n’est pas tout. L’ensemble de la zone autour du parc est amené à se développer. Le département, qui reste actionnaire à hauteur de 32 %, « joue son rôle d’aménageur de la zone, et nous amène des projets ». C’est ainsi que la structure "zero gravity" - une énorme soufflerie pour simuler la chute libre - ouvrira en 2019 aux portes du parc. « Et nous aurons en 2021 une Arena de 6.000 places avec une programmation sportive et culturelle, mais que nous louerons également en juillet et août pour y faire un show de qualité à l’intérieur. L’Arena doit nous permettre de commercialiser des packages avec un show, qui sera payant et complémentaire. »

« Adosser au parc un certain nombre d’activités complémentaires »

De son côté, le Futuroscope a « très envie » de prolonger ces projets portés par le département, avec des « investissements propres pour coloniser une partie des parkings existant ». « Le parc restera l’élément moteur, prévient Rodolphe Bouin, mais l’objectif est, dans les dix ans qui viennent, d’y adosser un certain nombre d’activités complémentaires. Cela pourrait être un second petit parc, avec un ticket dédié, dans cette logique d’allongement de durée de séjour de nos visiteurs. »

Premier site touristique de la région, le Futuroscope a déjà attiré 50 millions de visiteurs depuis son ouverture en 1987, dont 1,85 million l’an dernier (un résultat stable). Détenu à 45 % par un opérateur privé, la Compagnie des Alpes, il réalise plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec un résultat compris entre 6 et 8 millions d’euros.