Gironde: Les prix de l'immobilier ont encore bien augmenté en 2018, surtout sur la métropole

LOGEMENT Le marché de l'immobilier en Gironde reste dynamique (+11,4 % dans l'ancien) entraîné par Bordeaux et la métropole...

Mickaël Bosredon

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Bordeaux, 13 septembre 2012. Illustration immobilier a Bordeaux. - Photo : Sebastien Ortola
Bordeaux, 13 septembre 2012. Illustration immobilier a Bordeaux. - Photo : Sebastien Ortola — S. ORTOLA / 20 MINUTES
  • Les villes limitrophes de Bordeaux enregistrent les plus fortes hausses.
  • Le prix médian des appartements anciens dans Bordeaux s'établit désormais à 4.210 euros.
  • Le marché de la maison ancienne reste dynamique sur l'ensemble du département.

Les notaires de la Gironde ont dévoilé vendredi les chiffres de l'immobilier pour l'année 2018. La hausse est quasi-générale sur le département (+ 11,4 % dans l’ancien), mais avec de fortes disparités : certains prix explosent dans la métropole de Bordeaux, alors que l’augmentation est plus mesurée à l’extérieur de l’agglomération bordelaise. Sur Bordeaux même, on observe un tassement sur la fin de l’année, ce qui laisse supposer que l’on se dirige vers une stabilisation des prix, après plusieurs années de hausse continue.

« Limitrophes de Bordeaux (+12,7 % en 2018) les communes de Mérignac (+ 13,6 %) et Pessac (+ 16,4 %) ont vu leur prix exploser en 2018, observe Edouard Bentéjac, président de la chambre des notaires en Gironde. Très attractives et desservies par le tramway, les communes de l’ouest bordelais attirent de plus en plus de ménages écartés du marché de Bordeaux, lesquels n’hésitent pas à s’éloigner jusqu’aux frontières de la métropole. » En septembre dernier, le site SeLoger classait même la ville de Mérignac, en tête de son Top 5 des villes françaises où il faut investir.

L’appartement ancien dans Bordeaux attire toujours autant

L’attrait pour les appartements anciens dans Bordeaux même, ne s’est pas démenti en 2018, avec une hausse spectaculaire des prix de 18 % sur ce segment (alors que les prix sont restés stables dans le neuf). Le prix médian - c’est-à-dire qu’une moitié des biens se situe au-dessus, l’autre moitié en dessous - atteint désormais 4.210 euros/m2 à Bordeaux, dans le neuf comme dans l’ancien.

Par quartiers, c’est le secteur « Hôtel-de-Ville-Quinconces » qui décroche la palme dans l’ancien avec un prix médian de 5.380 euros/m2, devant Saint-Seurin-Fondaudège (4.980 euros) et Capucins-Victoire (4.630 euros). Le quartier le plus accessible est Caudéran (3.380 euros).

La maison ancienne, un marché dynamique, même dans la métropole

Le marché de la maison ancienne sur l’ensemble de la métropole connaît une hausse de 9,3 % et le prix médian s’établit désormais à 320.000 euros. Les prix s’envolent littéralement à Blanquefort (+ 17,2 % à 334.500 euros), commune desservie par le tramway depuis seulement deux ans, et à Villenave d’Ornon (+14,7 % à 280.000 euros). Le marché sur la rive droite s’est également montré dynamique, à Cenon (+ 14,4 %) et Floirac (+ 12,3 %) notamment.

Sur le reste du département, l’attrait pour la maison ancienne ne se dément pas non plus, mais les hausses sont plus modérées : + 4,6 % dans le Médoc (190.700 euros), +1 % dans le Nord-Gironde (155.000 euros), + 3,4 % dans l’Entre-Deux-Mers (180.000 euros) et enfin près de 5 % dans le Sud-Garonne (192.800 euros).

Dans le secteur du Médoc, on relève que des communes proches de la métropole bordelaise suivent des hausses soutenues, comme Ludon-Médoc (+11,1 %), Le Pian (+8,2 %) ou encore Macau (+8,1 %). Les communes du littoral ont également la cote : Vendays-Montalivet augmente de 15 %, Le Porge de 13,4 % et Carcans de 12 %.