«Gilets jaunes» à Bordeaux: Un appel à la grève générale à partir du 1er février

SOCIAL Depuis le rond-point proche du CHU de Pellegrin, les « gilets jaunes » lancent un appel à la grève générale à partir du 1er février, pour « durcir » mouvement…

Elsa Provenzano

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Le rond point proche du CHU de Pellegrin est occupé depuis le début du mouvement par des gilets jaunes.
Le rond point proche du CHU de Pellegrin est occupé depuis le début du mouvement par des gilets jaunes. — E.Provenzano / 20 Minutes
  • Des gilets jaunes bordelais appellent à une grève générale à partir du 1er février pour durcir le mouvement et bloquer l’économie.
  • Plusieurs dizaines de gilets jaunes se relaient tous les jours sur le rond-point proche du CHU de Bordeaux pour apporter leur soutien aux manifestants blessés.

« On appelle à la grève générale à partir du 1er février 19 h, avant la date du 5 février retenue par les syndicats », lance, ce mercredi, Lucas Fourcade, régulièrement mobilisé près du rond-point du CHU de Bordeaux avec des dizaines d’autres depuis le début du mouvement des gilets jaunes. « Car le 1er février, il y a plusieurs hausses : sur le prix du carburant de sept centimes, sur des produits de premières nécessités, sur la facture EDF et une baisse des APL ».

Cette décision a été prise lors d’une réunion (fermée à la presse) qui a rassemblé lundi soir 800 gilets jaunes. L’objectif est de bloquer l’économie du pays et de ne plus cantonner les manifestations au samedi. « En faisant attention à ne pas pénaliser les petits commerces », souligne Betty, 60 ans.

Soutien aux blessés

« On fera comme on pourra pour se mobiliser en semaine car beaucoup travaillent et viennent sur le rond-point seulement en fin de journée », nuance un autre gilet jaune. « On a attendu une réponse du gouvernement mais elle n’est pas venue, continue Lucas Fourcade. Concernant le grand débat, Macron a annoncé qu’il garderait son cap, alors pour moi il est juste en campagne politique pour les Européennes ».

En s’installant devant l’hôpital, l’objectif de ces gilets jaunes est d’apporter un soutien aux blessés. « Dix personnes dont une dans un état très grave sont encore hospitalisées ici », souligne Lucas Fourcade. Il rapporte que 80 à 107 personnes passent par l’hôpital, pour différents types de blessures, chaque week-end, depuis ces dernières semaines de mobilisation. « Je me mets dans le milieu du cortège, et quand je vois la BAC je m’en vais, j’ai peur d’être blessée », confie Betty.