La métropole bordelaise a connu la plus forte hausse d'offres d'emploi en 2018, devant Paris

INFO 20MINUTES Le groupe Hellowork, premier acteur privé de l'emploi sur Internet, livre en exclusivité pour « 20Minutes » son baromètre de l'année 2018 en France...

Mickaël Bosredon

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Bordeaux, secteur Euratlantique au niveau du quai de Brienne, où les projets de bureaux sont nombreux. Lancer le diaporama
Bordeaux, secteur Euratlantique au niveau du quai de Brienne, où les projets de bureaux sont nombreux. — M.Bosredon/20Minutes
  • Bordeaux Métropole enregistre une hausse de 34 % d’offres d’emploi en 2018 par rapport à 2017, ce qui la place en tête des métropoles les plus dynamiques, selon Hellowork.
  • La LGV Bordeaux-Paris participe indéniablement à cette dynamique.
  • L’attractivité de Bordeaux Métropole bénéficie à toute la région Nouvelle Aquitaine, qui enregistre une hausse de 31 % des offres d’emploi.

L’année 2018 vient confirmer une année 2017 qui avait déjà été exceptionnelle en termes de création d’emplois pour Bordeaux Métropole. Selon le baromètre Hellowork (anciennement RégionsJob), premier acteur privé de l’emploi sur Internet, la métropole bordelaise a vu le nombre d’offres d’emploi exploser en 2018 : + 34 %. Ceci la place évidemment à la tête du classement des métropoles les plus dynamiques, devant celle du Grand Paris (+ 30 %) et celle d’Aix-Marseille Provence (+26 %).

« La LGV (Ligne à grande vitesse) qui met désormais Bordeaux à 2h de Paris participe évidemment à cette forte dynamique, commente David Beaurepaire, directeur délégué à la stratégie de Hellowork, mais il n’y a pas que cela. L'attractivité de Bordeaux est forte maintenant depuis quelques années, et opère notamment sur les Franciliens. Par ailleurs, on observe que la création de postes de cadres a des effets aussi sur la création de postes moins qualifiés. » Il y a également un effet « rattrapage » qui est indéniable, notamment par rapport à des métropoles comme Nantes ou Rennes.

Au regard de sa population d’actifs, Bordeaux Métropole ne concentre toutefois que 7 % des offres d’emploi au niveau national, loin derrière le Grand Paris (29 %) et la métropole de Lyon (17 %).

Bordeaux Métropole tire toute la Nouvelle Aquitaine vers le haut

Quand la métropole bordelaise va, c’est toute la région qui va. David Beaurepaire note en tout cas un effet locomotive, puisque la Nouvelle Aquitaine est la région de France qui enregistre la plus forte croissance d’offres d’emploi : + 31 %. Elle devance Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne Franche-Comté (+ 23 % chacune). Ce sont les Landes et le Lot-et-Garonne qui enregistrent la plus forte hausse (+ 39 %) mais c'est la Gironde qui pèse le plus, avec une part d'offres d'emploi de 27 % sur toute la région.

En termes de volume d’offres d’emploi, c’est bien entendu l’Ile-de-France qui reste en tête en France, avec une part de 20 %, devant Auvergne-Rhône-Alpes (16 %).

Le secteur industriel repart de l’avant

Les secteurs d’activité les plus dynamiques en 2018 ont été l’ingénierie industrielle (+ 31 %) devant l’informatique (+ 30 %) et la finance/comptabilité (+ 27 %). « On a observé un retour des métiers de l’industrie, un secteur qui a cessé de détruire des emplois, note David Beaurepaire, mais il doit se remettre en marche après avoir connu un coup d’arrêt, et il a besoin de nouvelles compétences. » En Nouvelle-Aquitaine, c'est le secteur Comptabilité/Gestion/Finance/Audit qui enregistre la plus forte hausse (+ 62 %) devant l'ingénierie industrielle (+ 49 %). 

Concernant les types de contrat proposés, le CDI a le vent en poupe, puisqu’il augmente de 31 % au niveau national. Sa part représente désormais 71 % des contrats proposés en France contre 66 % en 2017. Ceci s’explique par la difficulté à recruter de plusieurs secteurs, et qui proposent donc plutôt des CDI pour attirer des talents.

Un certain attentisme des recruteurs depuis la fin de l’année 2018

Hellowork a enregistré au niveau national 770.000 offres d’emploi en 2018, soit une hausse de 20 % par rapport à 2017. « Nous avons connu un premier semestre très dynamique avec une augmentation des offres de 32 %, et un ralentissement sur le second semestre avec une hausse limitée à + 8 %. » Les voyants sont passés du vert en début d’année à l’orange par la suite notamment en raison « du contexte international et des mouvements sociaux. »

La croissance semble se confirmer en ce début d’année 2019. Mais plutôt sur le rythme de la fin de l’année 2018. « On est sur un certain attentisme. »