Bordeaux: Une association lance une «école du samedi» autour de la découverte des métiers

EDUCATION L’association « Ikigai-l’école du samedi » va proposer ses premiers ateliers à une vingtaine d’enfants des écoles de Bacalan, à Bordeaux, à partir de ce samedi…

Elsa Provenzano

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Une association Belge réalise déjà des ateliers qui ont inspiré l'association Ikigai-l'école du samedi.
Une association Belge réalise déjà des ateliers qui ont inspiré l'association Ikigai-l'école du samedi. — F.M
  • L’association « Ikigai-l’école du samedi » va proposer ses premiers ateliers à une vingtaine d’enfants des écoles de Bacalan, à Bordeaux, à partir de ce samedi.
  • Des professionnels bénévoles animent des ateliers pratiques gratuits autour de leurs métiers pour les enfants de 10 à 12 ans.
  • Le but est de donner de nouvelles perspectives à ces enfants des quartiers prioritaires.

Se mettre dans la peau d’un journaliste, d’une infirmière, d’un agriculteur, d’un avocat, d’un maçon, d’un plombier ou d’un architecte le temps d’une matinée, c’est le projet original de l’association « Ikigai-l'école du samedi » qui s’adresse aux enfants de 10 à 12 ans, issus des quartiers prioritaires.

Elle se lance pour la première fois à partir du 12 janvier, en accueillant gratuitement dans les locaux bordelais de Cap Sciences 22 élèves volontaires, issus de trois écoles classées prioritaires de Bacalan pour des ateliers-métiers, animés par des professionnels bénévoles.

« On recrée un procès au palais de justice »

Ils commenceront par découvrir les métiers du journalisme en janvier et février. « Ce sont des ateliers concrets où ils réalisent un petit reportage et où l’on organise une simulation de conférence de presse, explique Florian Machayekhi, fondateur et coordinateur de l’association. Autre exemple, on recrée un procès au palais de justice au lieu de leur parler de droit ».

Entre 9h30 et 12h30, chaque intervenant prend successivement un groupe de sept élèves environ pour réaliser un atelier spécifique, qui s’articule avec ceux de ses collègues. Des associations installées en Belgique et au Pays-Bas proposent déjà de tels modules et elles ont inspiré et accompagné la structure bordelaise, qui en est néanmoins indépendante administrativement et financièrement.

Les 22 élèves de cette « école du samedi » participeront à des ateliers hebdomadaires (hors vacances scolaires) et ce sur trois ans. « L’objectif d’orientation n’interviendra que dans un second temps, pour l’instant il s’agit de réaliser un accrochage scolaire, en clair de leur faire comprendre pourquoi ils vont à l’école », souligne Florian Machayekhi. L’idée est d’abord de leur donner confiance en eux, de les rendre plus à l’aise à l’oral par exemple et enfin, de leur donner des perspectives d’avenir en cassant certaines « barrières mentales » liées notamment à leurs milieux sociaux.

Soutenue par la mairie de Bordeaux pour cette première année et par Cap Sciences, l’association compte aussi sur le mécénat d’entreprises pour pérenniser son activité.

Dans les années à venir, l’association espère proposer des ateliers à des élèves de la rive droite et à terme, envisage de mettre en place un réseau d’anciens élèves. Elle recherche encore des professionnels de différents secteurs pour boucler son planning de l’année.