«Gilets jaunes» en Gironde: Les gendarmes demandent aux occupants du rond-point de Gujan de partir

SOCIAL Les gendarmes veulent évacuer les baraquements des « gilets jaunes » sur le rond-point de Gujan-Mestras, sur le Bassin d’Arcachon…

Elsa Provenzano
Les gendarmes leur demandent de démonter leurs installations au motif d'occupation illégale du domaine public.
Les gendarmes leur demandent de démonter leurs installations au motif d'occupation illégale du domaine public. — E.Provenzano / 20 Minutes
  • Le préfet a pris un arrêté mardi demandant l’évacuation des sites occupés par les « gilets jaunes » au nom de l’occupation illégale du domaine public.
  • Les gilets jaunes de Gujan-Mestras, veulent bien démonter leurs installations mais demandent à occuper un terrain municipal en bord de route.
  • Pour eux, la mobilisation continue en se concentrant sur la demande d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC).

C’est l’agitation ce mercredi matin sur le rond-point de Gujan-Mestras, l’un des points forts de la mobilisation des « gilets jaunes » sur le Bassin d’Arcachon. Les gendarmes sont sur place pour demander aux occupants qui ont installé une « maison du citoyen » et une épicerie solidaire de démonter leurs installations fabriquées à partir de palettes, leur signifiant une occupation illégale du domaine public. Le préfet a pris un arrêté mardi et trois personnes ont été interpellées sur ce rond-point.

Les gendarmes ont discuté avec les occupants du rond-point ce mercredi matin.
Les gendarmes ont discuté avec les occupants du rond-point ce mercredi matin. - E.Provenzano / 20 Minutes

Si certains gilets jaunes sont exaspérés par la venue des gendarmes, un terrain d’entente est néanmoins trouvé. Les « gilets jaunes » acceptent de démonter leurs baraquements, mais ils demandent à être reçus par la maire de Gujan-Mestras pour occuper un terrain municipal en bord de route.


Pour une gilet jaune, qui transporte avec précaution le « trésor » [les signatures pour la pétition demandant un référendum d'initiative citoyenne (RIC)] ce délogement ne va pas provoquer la fin de la mobilisation. « Il y a toujours autant de blocages, on est toujours aussi nombreux et on pourra revenir sur le rond-point pour discuter avec les automobilistes. »

Les gilets jaunes vont devoir démonter leur
Les gilets jaunes vont devoir démonter leur - E.Provenzano / 20 Minutes

« On est entre deux à 50 en semaine et 150 le week-end », précise Laurent, mobilisé depuis début décembre. « On veut faire remonter cette pétition sur le RIC et on verra ensuite, poursuit-il. Si on voit que les négociations s’engagent mal en janvier, on pourra envisager des blocages ».

Les automobilistes et les routiers qui passent par le rond-point sont nombreux à klaxonner en signe de sympathie pour le mouvement. Laurent estime qu’ils vont avoir besoin que ces soutiens-là aussi « sortent de leur confort » et prennent conscience de leur responsabilité. «Le mouvement concerne tout le monde», souligne-t-il.