Gironde: Huit interpellations en lien avec le saccage du péage de Virsac

ENQUETE Des hommes d’une vingtaine d’années originaires de Gironde ont été arrêtés après les dégradations commises sur le péage de l’A10…

E.P. avec AFP

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Les gilets jaunes ont manifesté sur le péage de Virsac, dégradé par des casseurs.
Les gilets jaunes ont manifesté sur le péage de Virsac, dégradé par des casseurs. — NICOLAS TUCAT / AFP
  • Huit interpellations ont eu lieu mardi en lien avec le saccage du péage de Virsac.
  • Ils ont été placés en garde à vue et trois d’entre eux ont des antécédents judiciaires.
  • Les nombreux dégâts n’ont pas encore été chiffrés par Vinci.

L’enquête des gendarmes a avancé. Huit personnes ont été interpellées mardi en lien avec le saccage il y a deux semaines d’un péage sur l’A10 à Virsac, l’une des dégradations les plus importantes du début du mouvement des « gilets jaunes ».

Ces huit suspects sont des hommes d’une vingtaine d’années, demeurant tous en Gironde. Trois d’entre eux, au moins, ont des antécédents judiciaires, a indiqué la gendarmerie. Ils ont été placés en garde à vue.

Le péage de Virsac sur l’A10 Bordeaux-Paris, à 30 km au nord de Bordeaux, avait été l’un des principaux sites d’action des « gilets jaunes » en Nouvelle-Aquitaine aux premiers jours du mouvement. Occupé en quasi continu par des manifestants le week-end des 17-18 novembre, il avait été évacué par les forces de l’ordre, puis repris par des « gilets jaunes » à plusieurs reprises.

De gros dégâts, pas encore chiffrés

Dans la nuit du 19 au 20, plusieurs personnes avaient forcé l’entrée de locaux techniques et s’étaient livrées au saccage du péage et des locaux de Vinci : barrières brisées, cabines brûlées, chaussée endommagée, caméras détruites, un portique mis au sol.

Vinci avait dénoncé des dégradations « très importantes », une violence d’une ampleur « inédite » sur un péage, et avait porté plainte. De nouvelles dégradations avaient eu lieu le week-end suivant, dans la nuit du 24 au 25, mais d’ampleur moindre.

Le vendredi suivant, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait effectué une visite au péage, rencontrant des ouvriers de Vinci. Il s’était aussi rendu à la direction régionale des CRS à Cenon, en banlieue de Bordeaux.

La moitié des cabines du péage de Virsac était de nouveau opérationnelle lors de la visite de Christophe Castaner et le péage « fonctionne, mais pas totalement, et garde des stigmates », avec encore des équipements à remplacer, a précisé mardi un porte-parole de Vinci. Un chiffrage des dégâts n’était pas disponible à ce stade.