«Gilets jaunes»: A Bordeaux, Christophe Castaner dénonce le nombre «phénoménal» de blessés parmi les forces de l'ordre

SECURITE Le ministre de l'Intérieur a rendu visite aux forces de l'ordre à Bordeaux, et est allé constater les dégâts au péage de Virsac, sur l'A10, occupé à plusieurs reprises par des «gilets jaunes»...

M.B. avec AFP

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Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est déplacé sur le péage de Virsac (Gironde), haut-lieu de la contestation des «gilets jaunes»
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est déplacé sur le péage de Virsac (Gironde), haut-lieu de la contestation des «gilets jaunes» — Nicolas Tucat/AFP
  • Le ministre de l’Intérieur est arrivé mercredi soir à Bordeaux et est resté en Gironde jusqu’à jeudi midi.
  • C’était son premier déplacement en région depuis le début du mouvement des « gilets jaunes ».
  • Il a dénoncé le nombre de blessés parmi les forces de sécurité, supérieur à celui recensé à Notre-Dame-des-Landes.

Christophe Castaner, qui a effectué mercredi soir et jeudi une mini-tournée en Gironde, a dénoncé le nombre « phénoménal » de blessés parmi les forces de l’ordre lors des manifestations des « gilets jaunes », « supérieur » à ceux enregistrés lors des heurts à Notre-Dame-des-Landes.

Depuis le début du mouvement, « le nombre de blessés chez nos forces de sécurité, pompiers, sécurité civile, est phénoménal. Il est supérieur à celui que nous avons connu pour libérer Notre-Dame-des-Landes en trois mois », a précisé le ministre de l’Intérieur en référence aux manifestations d’opposition au projet d’aéroport près de Nantes.

« Sur les Champs-Elysées ou ici, des gens sont venus pour blesser, menacer et parfois tuer »

Christophe Castaner, dont c’était le premier déplacement en région en relation avec le mouvement contre la hausse des taxes, est arrivé mercredi soir à Bordeaux où il a rendu visite aux forces de l’ordre : il a rencontré des policiers à Bordeaux et des gendarmes devant la mairie du Taillan-Médoc. Il a poursuivi son déplacement jeudi, et a déploré les « deux morts et les très nombreux blessés » survenus lors des manifestations, côté protestataires comme forces de l’ordre, tout en pointant les dommages dont ces dernières ont été victimes.

« Que ce soit sur les Champs-Elysées ou ici, des gens sont venus pour blesser, menacer et parfois même pour tuer », a ajouté le ministre, saluant la mobilisation « totale, permanente, exigeante » des 75.000 policiers et gendarmes mobilisés en France au plus fort des manifestations.

Visite surprise au péage de Virsac, haut lieu de la contestation

Avant son discours prononcé devant les forces de l’ordre à la direction zonale des CRS à Cenon, en banlieue de Bordeaux, le ministre a effectué une visite surprise au péage de Virsac, sur l’A10, haut lieu de la contestation des « gilets jaunes » en Gironde.

Le ministre de l'Intérieur est arrivé par hélicoptère sur le péage de Virsac (Gironde)
Le ministre de l'Intérieur est arrivé par hélicoptère sur le péage de Virsac (Gironde) - Nicolas Tucat/AFP

Déposé par un hélicoptère sur le bitume de l’autoroute, coupée dans les deux sens pour permettre à l’engin de se poser, le ministre a passé environ une demi-heure à écouter des employés de la société autoroutière Vinci et des responsables de la gendarmerie présents lors des manifestations à ce péage, plusieurs fois bloqué et évacué avec de nombreux heurts et dégradations.

Christophe Castaner a constaté les dégâts occasionnés, barrières brisées, cabines brûlées, chaussée endommagée, slogans peints, sur cette barrière d’autoroute depuis rouverte mais dont moins de la moitié des cabines fonctionnent. Aucun manifestant n’était présent mais une dizaine de « gilets jaunes » patientait toutefois quelques heures plus tard à Cenon.