VIDEO. «Gilets jaunes» à Bordeaux: Ce que l'on sait du saccage du péage de Virsac sur l’A10

BLOCAGES Après l’évacuation des manifestants ce mercredi matin à 7 h au péage de Virsac, les gendarmes occupent le terrain, le temps que l’équipement dégradé soit remis en état. Les « gilets jaunes » se défendent d’avoir participé au saccage et parlent de « casseurs »…

Elsa Provenzano

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Les gendarmes occupent le terrain le temps que les entreprises interviennent pour remettre en état le péage.
Les gendarmes occupent le terrain le temps que les entreprises interviennent pour remettre en état le péage. — Gendarmerie de la Gironde
  • Le péage de Virsac, point de ralliement des « gilets jaunes » en Gironde a été évacué ce mercredi matin par les forces de l’ordre.
  • Les dégradations sont très importantes et des entreprises, appuyées par les gendarmes, remettent en état les lieux avant une réouverture à la circulation.

Le péage de Virsac sur l’autoroute A10, bastion des « gilets jaunes » en Gironde et occupé depuis le 17 novembre, a rassemblé à certains moments jusqu’à plusieurs milliers de manifestants. Il a été évacué ce mercredi matin mais la circulation sur le secteur est loin d’être fluide.

Quelles sont les conditions de circulation dans le secteur ?

Si les manifestants qui occupaient le péage de Virsac ont été évacués ce mercredi à 7 h du matin par les forces de l’ordre, des blocages interviennent sur la zone entre les échangeurs de l’A10 et de la RN10 ce mercredi matin, et la circulation y est toujours très compliquée.

« Des usagers ont été bloqués cette nuit au niveau de Saint-André-de-Cubzac, en raison de la poursuite des manifestations, explique Vinci dans un communiqué ce mercredi matin. Les équipes de Vinci Autoroutes, en coordination avec la Préfecture, ont œuvré toute la nuit afin de pouvoir évacuer 350 véhicules bloqués et porter assistance aux personnes. »

La RN10 a été rouverte en fin de matinée à la circulation dans les deux sens, mais sur une seule voie.

Dans quel état est le péage de Virsac ?

Les dégâts sont importants sur ce péage situé au nord de l’agglomération bordelaise : des cabines ont été incendiées, des barrières et des troncs d’arbres ont été utilisés pour bloquer les voies. Les détériorations sont telles que l’entreprise Vinci Autoroutes a annoncé qu’elle allait porter plainte.

« Les gendarmes sont chargés de tenir le terrain le temps que les entreprises remettent en état le péage, informe la gendarmerie de la Gironde. L’objectif est de rendre au plus vite la circulation de nouveau possible ».

« On s’occupe dans un premier temps de dégager les voies, de retirer les troncs d’arbres, de réparer les canalisations et de remettre en état toutes les infrastructures de sécurité », explique la chargée de communication de Vinci Autoroutes. La remise en état des cabines de péage aura lieu dans un second temps.

Qui est responsable des dégradations ?

Les « gilets jaunes » se défendent d’avoir participé aux dégradations du péage, et certains évoquent des casseurs qui se seraient infiltrés dans leur mouvement. La gendarmerie, à ce stade, constate les dégradations et recherche des responsabilités. On ignore encore si des interpellations ont eu lieu lors de l’évacuation du site.

Quand sera-t-il ouvert de nouveau ?

On ne sait pas encore quand interviendra la réouverture du péage mais la gendarmerie assure qu’il y a « beaucoup de travail à réaliser sur l’axe », avant de pouvoir l’envisager.

En fin de journée ce mercredi, deux voies dans le sens Bordeaux-Paris devraient être rétablies et dans l'autre sens, Paris-Bordeaux, la reprise de la circulation devrait intervenir plutôt jeudi, informe Vinci autoroutes.