Les patrons de boîte ne voyaient pas la drogue

TRAFIC Sont-ils coupables d'avoir fermé les yeux ? Les patrons de l'Ermitage et du Lux, discothèques de Pyla-sur-Mer, comparaissaient hier devant le tribunal correctionnel de Bordeaux comme complices présumés d'un trafic de cocaïne sur le bassin d'Arcachon....

M. G.

— 

Sont-ils coupables d'avoir fermé les yeux ? Les patrons de l'Ermitage et du Lux, discothèques de Pyla-sur-Mer, comparaissaient hier devant le tribunal correctionnel de Bordeaux comme complices présumés d'un trafic de cocaïne sur le bassin d'Arcachon. Serge Bartoletti, 52 ans, et Mickaël Mayer, 41 ans, sont poursuivis pour avoir «facilité le trafic» en mettant leurs établissements «à la disposition» des dealers, a rappelé le tribunal. «Je n'ai jamais pris personne en flagrant délit», s'est défendu le patron de l'Ermitage, qui se targue d'avoir « une clientèle chic ». Selon les magistrats, le prévenu ne pouvait ignorer que de la cocaïne circulait. Le procureur s'est étonné  qu'aucune mesure de surveillance n'ait été prise». «Quand on a plus de 500 personnes, on ne peut pas gérer les allers et venues», affirme Serge Bartoletti.