Girondins de Bordeaux : Le club veut « reconquérir le cœur des Bordelais » avec sa nouvelle boutique du centre-ville

FOOTBALL Le directeur commercial et de la communication revient sur les dossiers chauds du moment... 

Clément Carpentier

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Dans la nouvelle boutique, il y aura pas mal de nouveautés comme un espace de jeux ou un écran géant sur la rue Sainte-Catherine.
Dans la nouvelle boutique, il y aura pas mal de nouveautés comme un espace de jeux ou un écran géant sur la rue Sainte-Catherine. — Quentin Salinier / FCGB
  • Dans tout pile une semaine, les Girondins ouvriront leur nouvelle boutique du centre-ville. 
  • Jacques D'Arrigo parle de la stratégique marketing du club avec en tête l'arrivée des nouveaux propriétaires américains. 
  • Il revient aussi sur les difficultés à remplir le Matmut Atlantique. 

Alors que certains se posent beaucoup de questions sur la vente de Girondins de Bordeaux et d’autres s’inquiètent de la baisse d’affluence du Matmut Atlantique, le club s’apprête de son côté à ouvrir sa toute nouvelle boutique rue Sainte-Catherine. Une boutique historique rénovée dont l’ouverture officielle est prévue dans une semaine tout pile, le 31 octobre. Jacques D’Arrigo, le directeur commercial et de la communication du club, se livre à 20 Minutes sur cet événement mais aussi sur les autres dossiers chauds du moment (le stade ou les futurs propriétaires).

Jacques D'Arrigo, le directeur commercial et de la communication des Girondins de Bordeaux.

 

Que pouvez-vous nous dire sur cette nouvelle boutique ?

On a voulu repenser ce magasin, ce qui n’avait pas été fait depuis 2009. On veut tout d’abord recréer du lien avec les Bordelais avec cette boutique qui doit être un étendard pour le club. D’ailleurs, elle sera ouverte 7 jours sur 7 ! Ensuite, on veut améliorer l’expérience du supporter dans celle-ci. Il doit vivre une émotion.

C’est-à-dire ?

Les clients pourront trouver les articles classiques grâce à notre fidèle partenaire Puma mais il aura aussi de nombreuses nouveautés. Par exemple, on aura un espace de jeux avec notamment un baby-foot au rez-de-chaussée. A l’étage, il y aura une grande fresque avec des joueurs de légende. On va également trouver du vintage et un bar à personnalisation. On pourra y personnaliser son maillot, son mug, son fanion… On a déjà prévu un stock en lettre « K » (sourires) avec les Kalu, Kamano, Koundé et Karamoh.

Enfin, il y aura aussi un écran géant tourné vers la rue qui va raconter toute la journée l’histoire des Girondins. On veut interpeller les gens. Et pourquoi pas retransmettre un entraînement en direct un jour ?

Les futurs propriétaires vous ont-ils déjà donné des orientations à suivre ?

C’est vrai qu’on est en plein renouveau. Mais, ce sont surtout nous qui proposons des choses pour l’instant. La boutique, c’était le premier chantier. Le deuxième, ce sera un nouveau site pour l’e-commerce qui arrivera en 2019. En termes de merchandising, on veut augmenter notre chiffre d’affaires de 20 %. C’est beaucoup mais on veut retrouver de la croissance.

L’autre gros chantier pour vous, c’est le stade (deuxième plus mauvais taux de remplissage de la Ligue 1 cette saison)… 

Il y a des explications à ce chiffre. Déjà, on joue tous les trois jours cette saison. Les gens ne peuvent pas venir deux fois par semaine au stade. Après, on joue tous les dimanches, le jour où la grande majorité des amateurs jouent ! Après, il faut continuer à travailler sur l’accessibilité du Matmut Altantique. Il y aura des choses très concrètes bientôt…

Est-ce que vous travaillez aussi sur l’image des futurs propriétaires ?

Nous, notre objectif c’est avant tout reconquérir le cœur des Bordelais. Après, on prendra la parole avec des campagnes d’affichage. Il faut que les gens soient fiers de leur club. On doit montrer qu’on est dynamique. Il faut aussi qu’on regarde vers l’international. Les filles vont partir en tournée en mars prochain aux Etats-Unis. Et les hommes ? On verra, peut-être un jour. Ce changement de propriétaire est une opportunité. Mais, il ne faut pas oublier que sans les supporters, on n’est rien.