Plages et baigneurs privés de CRS

Pauline Boyer (avec AFP) - ©2008 20 minutes

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Pas de sauveteurs disponibles, risque maximal dans l'eau. Le mois de juin a commencé sans aucune surveillance sur certaines plages du littoral girondin, faute d'effectifs de CRS-MNS suffisants. Les maires de plusieurs communes du littoral étaient réunis vendredi pour exprimer leurs inquiétudes et réclamer une solution. En juin et en septembre, deux postes de surveillance sur quatre seulement seront ouverts sur la commune de Lège-Cap-Ferret, un sur quatre à Lacanau. Pire encore, les plages de la Teste, le Porge, Hourtin, Carcans et Naujac ne seront pas du tout surveillés avant début juillet.

« Nous avons demandé pour les mois de juin et de septembre des chefs et des adjoints de postes de secours, ce qui représente une vingtaine de CRS, mais cela nous est refusé », regrette Michel Sammarcelli, maire de Lège-Cap-Ferret et président du Sivu (syndicat à vocation unique pour la surveillance des plages girondines). Pourtant, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait annoncé fin avril que « treize unités de CRS » seraient déployées cet été. Mais les maires girondins ont appris récemment que ce déploiement prendrait seulement effet le 1er juillet. Du coup, les maires sont aujourd'hui obligés d'appeler les premiers vacanciers à la plus grande vigilance. Mais ils refusent de fermer l'accès des plages au public : « Nous ne prenons pas d'arrêté de fermeture des plages, car nous n'avons pas les moyens de le faire respecter », explique Henri Sabarot, maire de Carcans.